vendre sa salade

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(c. 1900) L’expression est déjà utilisée par Aristide Bruant en 1901[1]. Le nom salades, au pluriel, implique souvent l’idée de tromperie, de mensonge : raconter des salades, arrête tes salades. Au singulier, cette connotation péjorative est moins évidente : il s’agit surtout de gagner sa vie.

Locution verbale Modifier

vendre sa salade \vɑ̃dʁ sa sa.lad\ (se conjugue → voir la conjugaison de vendre)

  1. (Commerce) Faire son boniment de camelot pour convaincre l’éventuel acheteur.
  2. (Figuré) (Spectacle) Capter l’attention du public avec un numéro.
    • « Vendre sa salade » c’est débiter son rôle, sa chanson ou sa danse. Pour les artistes de Paris, c’est une « salade parisienne ». — (Eugéne Joullot, Histoires de théâtre et de music-hall suivies d’un dictionnaire humoristique d’argot théâtral, Éditions Universelles, 1933)
    • Il ne suffit pas d’être capable, techniquement, d’exécuter un numéro. Encore faut-il savoir le vendre, c’est-à-dire le présenter avec élégance, souveraineté, voire arrogance : « Il va bien, mais il ne sait pas vendre sa salade ». — (Agnès Pierron, Dictionnaire de la langue du cirque, Stock, 2003)
  3. (Figuré) (Par extension) Essayer de convaincre.
    • Quand on n’a pas l’habitude de vendre sa salade à un rombier qui téléphone en même temps, on a du mal à faire des phrases. — (Philippe Ragueneau, Un homme à vendre, Albin Michel, 1992)
    • Parce qu’il faut bien vendre sa salade, Milla Jovovich est montée au créneau il y a très peu de temps pour rassurer tous les fans légitimement inquiets, en confirmant au micro de Bloody Disgusting que, promis, juré, ça serait fidèle à la série de jeux. — (Christophe Foltzer, Monster Hunter : Milla Jovovich promet un film très fidèle au jeu... et se contredit avec les premières images, ecranlarge.com, 26 octobre 2018)

VariantesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier