FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Xe siècle) Terme inventé par Agobard de Lyon, du latin aura levatitia.

Locution nominale Modifier

vent levatice \vɑ̃ lə.va.tis\

  1. Vent soulevé par enchantement par un tempestaire.
    • Presque tous les habitants des villes et des campagnes de cette contrée, nobles et roturiers, jeunes et vieux, pensent que la grêle et le tonnerre peuvent tomber au gré des hommes. Ils disent, en effet, dès qu’ils entendent le tonnerre et aperçoivent les éclairs : C’est un vent levatice. Et si vous leur demandez ce que c’est qu’un vent levatice, ils affirmeront, les uns avec une sorte de retenue, et la conscience un peu troublée, les autres avec la confiance que montrent ordinairement les ignorants, que ce vent a été soulevé par les enchantements d’hommes appelés tempestaires, d’où lui est venu le nom de vent levatice. — (Agobard de Lyon, De la grêle et du tonnerre, traduction d’Antoine Péricaud, Imprimerie de Dumoulin, Ronet et Sibuet, Lyon, 1841, page 7)
    • En cette ère de superstitions et de sorcellerie dominantes, les habitants des campagnes croient aux « tempestaires » qui auraient le pouvoir de déclencher des tempêtes et un « vent levatice » couchant les blés et agitant les arbres fruitiers. — (Claude Ferrero, Tous les secrets de Lyon et de ses environs, Ouest-France, 2016, page 194)

TraductionsModifier