Ouvrir le menu principal

Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin médiéval virtualis (« qui n’est qu’en puissance »), lui-même issu du latin virtus.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin virtuel
\viʁ.tɥɛl\
virtuels
\viʁ.tɥɛl\
Féminin virtuelle
\viʁ.tɥɛl\
virtuelles
\viʁ.tɥɛl\

virtuel \viʁ.tɥɛl\ masculin

  1. (Didactique) Qui est seulement en puissance et sans effet actuel.
    • Chaleur virtuelle. Intention virtuelle.
  2. Immatériel, dématérialisé.
    • Le bitcoin est défini comme une donnée informatique qui passe directement de l’ordinateur du vendeur à celui de l’acheteur en P2P (peer to peer, d’ordinateur à ordinateur). Ces monnaies virtuelles représentent donc l’outil rêvé pour les transactions qui nécessitent une opacité extrême et une discrétion totale comme celles qui participent au blanchiment de l’argent sale. — (Michel Hautefeuille et ‎Emma Wieviorka, La Légalisation des drogues: Une mesure de salut public, Odile Jacob, 2014)
    • Rien d’autre, dans la communauté virtuelle, que le désolant spectacle des bogosses autoproclamés qui filaient des rancards débiles à des filles qui ne l’étaient pas moins, à grand renfort de Ase soiiiiiiiir, jte kiff ou de G troooooop hâte d’y eeeeetre. Non, je ne les enviais pas. — (Anne Percin, Comment (bien) rater ses vacances, Éditions du Rouergue, 2011)
  3. (Par extension) Imaginaire.
    • Censés reposer dans des coffres sous la responsabilité des sites ou à l’abri de ports francs, ils n’ont qu’une réalité virtuelle. Aucun de ces sites ne dispose d’une autorisation d’exercer en France. Tous sont illégaux. — (Yann Bouchez, Anne Michel, « L’incroyable arnaque aux diamants », Le Monde. Mis en ligne le 28 février 2018)

AntonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
virtuel virtuels
\viʁ.tɥɛl\

virtuel \viʁ.tɥɛl\ masculin

  1. Ce qui est en puissance ou imaginaire, opposé à l'effectif.
    • Le virtuel.
    • Être cause, [c'est] (...) accomplir les possibilités de l'univers, substituer partout l'actuel au virtuel, conférer à ce qui est déjà toute l'extension dont il est capable et qui lui est possible; d'un mot, c'est servir d'instrument à l'œuvre créatrice (...) et c'est aider l'univers du devenir qui en résulte à se réaliser. — (Étienne Gilson, L'esprit de la philosophie médiévale, 1931, p. 150)

PrononciationModifier

  • Suisse (canton du Valais) : écouter « virtuel »

Voir aussiModifier

  • virtuel sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier