FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Première moitié du XIIIe siècle) Du latin volatilia (« oiseaux »).
(sens 4 et 5) Par hyperonymie à partir de poulet pour la police et cocotte ou poule pour la prostituée[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
volaille volailles
\vɔ.lɑj\
ou \vɔ.laj\
 
Les différentes volailles. (sens 2)

volaille \vɔ.lɑj\ ou \vɔ.laj\ féminin

  1. (Nom collectif) Ensemble des oiseaux qu’on nourrit ordinairement dans une basse-cour, et principalement des poules, poulets et chapons. Note : Il s’emploie au singulier dans ce sens collectif.
    • […] ; on cultive aussi un peu de sarrasin, ou blé noir qui sert au chauffage dans un pays privé de bois, et dont les grains sont donnés en nourriture à la volaille. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 100)
  2. Oiseau de basse-cour, parfois aussi le lapin d’élevage.
    • Celui dont les volailles passent sur les propriétés voisines et y causent des dommages, est tenu de réparer ces dommages. Celui qui les a soufferts peut même tuer les volailles, mais seulement sur le lieu, au moment du dégât, et sans pouvoir se les approprier. — (Article L211-5 du Code rural français)
    • On n’entend plus que les cris des volailles et des porcs saignés ; les cheminées fument, tout Ramscapelle s’emplit de la joyeuse animation d’un marché oriental. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l’Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 354)
    • Lorsque le soleil commençait sa lente descente vers l’ouest, Djida se relâchait un peu et souvent nous fricassait des abattis de volailles dans une poêle à long manche qu’elle déposait à même les braises, […]. — (Dawoud Hamami, Les exilés du Yémen heureux, L’Harmattan, 1994, page 30)
  3. (Cuisine) Viande d’un animal de basse-cour, mais généralement du poulet ou de la poule.
    • Selon les saisons elle imagine un croustillant d’huître et sa sauce émulsionnée au Noilly-Prat, une ballotine de volaille à la marjolaine, un sauté de canard au caramel crémeux, […]. — (Petit Futé : Les Meilleurs Restaurants de France, Collectif, Petit Futé, 2008, page 404)
  4. (Argot) La police.
    • On m’a demandé d’oublier les fracas de ces voltigeurs et ces balles policières en plein cœur
      Puis le sursis accordé à la volaille criminelle en habit.
      — (La Rumeur, « On m’a demandé d’oublier », sur l’EP Deuxième volet : le franc-tireur, 1998)
    • Comme prévu, la volaille me tombe dessus. Trois condés à vélo : un Bounty, un vieux et une racli. […]. Évidemment, je n'ai pas un meuge de came sur moi. On va éviter la gardav. — (Johann Zarca, Le Boss de Boulogne, Don Quichotte éditions, 2014)
  5. (Argot) Prostituée.
  6. (Argot militaire) (Désuet) Étudiant préparant une école militaire.
    • Nous, nous filons sur les Hollandais, au Palais-Royal. C’est le café des saint-cyriens et des volailles. On appelle volailles, ceux qui se destinent aux écoles à uniforme et en ont un déjà, à bande orange, à collet saumon, avec des képis à visières dures, à galons d’or ou d’argent. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • volaille sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

  1. Philippe Normand, Dictionnaire des mots des flics et des voyous, Balland, 2010, ISBN 978-2-253-15977-3, page 518.