xénocratie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du grec ξενοκρατία, xenokratía, de xénos (« étranger ») et kratos (« pouvoir »), désignant la période de l’histoire grecque où les Puissances protectrices européennes dirigent le royaume grec par l’intermédiaire du roi bavarois Othon Ier, mis sur le trône en 1832.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
xénocratie xénocraties
\ɡze.nɔ.kʁa.si\

xénocratie \ɡze.nɔ.kʁa.si\ féminin

  1. Pouvoir politique dirigé par des puissances étrangères.
    • Au 19e siècle, les premiers pas calamiteux de l’Etat grec indépendant sont placés sous la protection de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie, et sous les auspices d’une dynastie allemande. Pour désigner cette période, les Grecs parlent de « xénocratie ». — (Jean-François Bayart, La « normalisation » de la Grèce, blogs.mediapart.fr, 21 juillet 2015)
    • Comme à l’époque ottomane, où ne pas payer l’impôt dû au sultan avait valeur d’acte patriotique, les Grecs ne consentent pas à payer l’impôt à cette administration « étrangère ». Les Grecs appellent cette période la « xénocratie », c’est-à-dire le gouvernement des étrangers. — (Olivier Delorme, « Le vote grec est d’abord une revanche contre l’humiliation », nsae.fr, 6 mars 2015)
  2. (Par extension) (Rare) (Péjoratif) Régime politique dans lequel les étrangers auraient autant, voire plus de droits que les citoyens nationaux.
    • Je ne le crois pas un instant, je refuse de croire à un hasard ségrégationniste, je refuse l’idée d’une xénocratie, je refuse la discrimination positive, je crois en la capacité des individus à prendre leur destin en main, quels que soient leur origine, leur religion, leur sexe ou leur couleur. — (Benoît de Valicourt, Sois belle et rebelle !, lyonmag.com, 8 décembre 2014)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier