Dernière modification le 26 octobre 2009, à 10:12

Discussion:succédées

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Je rejoins l'avis de l'IP. Le verbe "succéder" est un verbe transitif indirect, on dit "succéder à quelqu'un". De la même façon, dans "se succéder", le pronom "se" est un complément d'objet indirect, ce qui signifie que le participe passé ne doit pas s'accorder : "ils se sont succédé". Dire "succéder quelque chose" ne veut rien dire. Cette forme est incorrecte et doit être supprimée, même si on trouve 115.000 attestations sur Google. Chrisaix 16 octobre 2009 à 10:36 (UTC)

GrevisseModifier

Quelqu'un pourrait-il préciser de quoi parle Grevisse dans son Le bon usage: grammaire française, avec des remarques sur la langue lorsqu'il cite « On dirait que toutes les tempêtes possibles se sont SUCCÉDÉES très vite dans la première moitié de notre existence (lu., L'Eléphant blanc, p. 230) » [1]. --Béotien lambda 21 octobre 2009 à 08:29 (UTC)

Et dans quel contexte le cite-t-il ? Peut-être comme orthographe fautive ? Car lorsque vous consultez ses ouvrages, la règle est sans appel. Dans Grevisse, le Français correct, paragraphe 962.2, Le participe passé des verbes suivants est invariable : se convenir, se nuire, s'entre-nuire, se parler, se plaire, se déplaire, se complaire, se mentir, se ressembler, se rire, se sourire, se succéder, se suffire, se survivre, s'en vouloir. Ex. : Ils se sont nui ; ils se sont plu l'un à l'autre ; elles se sont ri de ces difficultés ; les rois qui se sont succédé ; ils s'en seraient voulu.
Par ailleurs, la page telle qu'elle est maintenant est incorrecte. S'il est exact que le participe s'est accordé, la dernière attestation de l'usage transitif remonte à 1408, lorsque l'usage du verbe pouvait être transitif ; le Dictionnaire historique de la langue française «le verbe a signifié parvenir à (une dignité, un titre) après quelqu'un, d'abord comme transitif (v. 1375 succéder le royaume), puis construit avec à.» Ce n'est donc pas une forme désuète, tout au plus une forme du moyen français, disparue depuis six siècles. Et donner des orthographes fautives du début du dix-neuvième siècle est indigne de n'importe quel dictionnaire. Les correcteurs de l'époque n'étaient pas moins infaillibles que maintenant. Succédées n'existe tout simplement pas en français, sauf dans des coquilles. Mathieuw 26 octobre 2009 à 10:09 (UTC)