Occident collectif

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Début du XXIe siècle) Composé de Occident et de collectif. Calque du russe коллективный Запад, kollektivnyj Zapad (« Occident collectif »). Terme du jargon politique russe récent, péjoratif, qui a remplacé le simple mot d’Occident pour parler de l’ensemble des différents blocs pro-occidentaux – Otan, G7, UE, États-Unis[1].

Nom propre Modifier

Nom propre
Occident collectif
\ɔk.si.dɑ̃ kɔ.lɛk.tif\

Occident collectif \ɔk.si.dɑ̃ kɔ.lɛk.tif\ masculin

  1. (Relations internationales) Ensemble des pays occidentaux vu comme une union opposée à la Russie.
    • Commençons par le passé. Il ne s’agit pas de la personnalité du président russe, ni de la crise ukrainienne, ni de la crise syrienne, les racines sont beaucoup plus profondes. Il s’agit de la politique erronée, menée les 25 dernières années par ce qu’on appelle l’« occident collectif » à l’égard de la Russie et de bien d’autres Etats. Nous pensions que nous étions tous sortis vainqueur de la guerre froide. Dès le début des années 90, nous militions activement en faveur de la formation d’un monde égalitaire. Hélas, nos partenaires occidentaux ont choisi un autre chemin : imposer un monde unipolaire, qui fonctionnerait selon les règles qu’ils auraient eux-mêmes élaborées. Ainsi, en violation de la charte des Nations Unies, les occidentaux ont bombardé la Yougoslavie dans les 1990 et ont agressé l’Irak dans les années. — (Vadim Kamenka, « Alexey Meshkov : ”La détérioration de nos relations va à l’encontre des intérêts des peuples européens et russe” », dans L’Humanité, 27 mai 2018 [texte intégral]. Consulté le 20 octobre 2022)
    • Échafauder un « monde multipolaire », centré autour de la Russie et résolument orienté vers l’Asie-Pacifique, une région « amicale et au rôle grandissant ». Mais aussi, dénigrer les pays de l’« Occident collectif », qui s’efforceraient de « maintenir un vieil ordre du monde », avec des « règles injustes qu’ils ont inventées et qu’ils violent régulièrement ». — (Alain Barluet, « À Vladivostok, Vladimir Poutine justifie son pivot asiatique », dans Le Figaro, 7 septembre 2022 [texte intégral]. Consulté le 20 octobre 2022)
    • Dans son allocution de ce mercredi matin annonçant une « mobilisation militaire partielle », Vladimir Poutine ne parle plus de l’Ukraine comme ennemi, mais de l’« Occident collectif ». Un aveu d’échec devant l’avancée de la contre-offensive ukrainienne. — (Veronika Dorman, « Poutine agite la menace nucléaire et la mobilisation en Russie : ”Ce n’est pas du bluff” », dans Libération, 21 septembre 2022 [texte intégral]. Consulté le 20 octobre 2022)
    • Allons-nous enfin devenir réalistes et comprendre à qui nous faisons face dans cette guerre ? Pour comprendre Vladimir Poutine, il faut l’écouter. Son discours du vendredi 30 septembre le montre : le tyran russe est en guerre contre nos cités, nos principes et nos intérêts. Il ne parle presque plus de l’Ukraine et de son gouvernement « nazi », devenus de simples prétextes à la grande guerre qui l’oppose à l’« Occident collectif ». — (Raphaël Glucksmann, « “Nous ne sommes pas engagés directement sur le front en Ukraine, mais sommes-nous pour autant toujours en paix ? », dans Le Monde, 9 octobre 2022 [texte intégral]. Consulté le 20 octobre 2022)

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. « À Moscou, trente-cinq pays “amis” réunis autour des questions de sécurité dans le monde », dans Courrier international, 16 août 2022 [texte intégral].