en guise de

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir guise. Locution déjà attestée sous la forme actuelle en 1050 (Alexis, éd. Chr. Storey, 149).

Locution prépositive Modifier

en guise de \ɑ̃.ɡiz.də\ invariable

  1. À la façon, à la place de, en manière de.
    • Son fripon de cuisinier n'est pas pour rien l'élève d'un Français ; il écorche un chat et le sert en guise de lièvre. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Les mélasses, dont on extrait encore du sucre blanc, […] servent aussi à la fabrication du caramel ; souvent même on les utilise en guise de sucre. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 129)
    • Après quelques bonnes poignées de main échangées en guise d’adieu, […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • […] Rabalan sortit de sa maison, misérable masure en torchis, croulante, à peine couverte de quelques paquets de lande sèche en guise de toit, […]. — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
    • Les fusils partaient, des étrangers étaient tués. L'ordre revenu, on punit quelque fellahs en guise d'exemple. Son père, dont le caractère était vif, périt dans la répression. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • Comme aux très anciennes bâtisses, l'auvent du toit dévale presque jusqu'au sol, en guise de hangar. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • L’observateur rapporte qu'une paysanne ayant vendu des oignons de perce-neige en guise de ciboulette, toutes les personnes qui en mangèrent furent surprises de vomissement, qui n'eurent aucunes suites fâcheuses. — (Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, Neufchâtel : Samuel Faulche, 1765, vol.12, page 326)

TraductionsModifier

RéférencesModifier