génitoires

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin genitalia, « parties génitales », par substitution de suffixe.

Nom commun Modifier

génitoires \ʒe.ni.twaʁ\ féminin pluriel

  1. (Archaïsme) (Par plaisanterie) Parties génitales, testicules.
    • La teste perdue, ne perist que la persone : les couilles perdues, periroit toute l’humaine nature. C’est ce que meut le gualant Cl. Galen […] à bravement conclure, que mieulx (c’est à dire moindre mal) seroit, poinct de cœur n’avoir, que poinct n’avoir de genitoires. Car là consiste comme en un sacré reposoir le germe conservatif de l’humain lignage. — (Rabelais, 1546, Le Tiers Livre des Faicts et Dicts Héroïques du bon Pantagruel, Chapitre VIII : Comment braguette est première pièce de harnois entre gens de guerre.)
    • […] la consommation des génitoires de la bête immolée, coutume, paraît-il, récente que pratiquent certains amateurs convaincus, se les faisant apporter à leur place et les mangeant en regardant les autres courses, se livrant ainsi sur la dépouille du taureau mort à une espèce de festin rituel, comme s’ils se proposaient d’assimiler sa vertu. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 72.)
    • Et j’étais là, tout nu, sur le bord du trottoir
      Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires.

      — (Georges Brassens, L’Épave)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier