prérogative

Voir aussi : prerogative

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Depuis 1234, du latin praerogativa (« prérogative, privilège ») substantif de l’adjectif praerogativus (« qui vote le premier »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
prérogative prérogatives
\pʁe.ʁɔ.ɡa.tiv\

prérogative \pʁe.ʁɔ.ɡa.tiv\ féminin

  1. Privilège, avantage attaché à certaines fonctions, à certaines dignités, etc.[1].
    • Le gouvernement est si bien exclu de toute participation à l’administration locale, qu’il n’a pas même la prérogative d’en nommer les divers fonctionnaires, […]. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des deux Mondes, 1829, tome 1)
    • Savinet. — Ce sont là nos prérogatives, à nous autres, maris offensés ! Il faut bien que nous en ayons quelques-unes ! L’amant a le devoir de se laisser tuer, s’il tient à montrer qu’il sait vivre !… C’est ce qui me permet de vous dire, sans être fort aux armes, que je vous tuerai ! — (Georges Feydeau, Le Système Ribadier, 1892, acte II, scène 3)
    • Maîtresse absolue la haute bureaucratie ne voulait rien céder de ses prérogatives d’autorité. Je tenais, moi, ces prérogatives pour surannées. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Le policier a la prérogative de faire un contrôle d’identité.
    • (Figuré)La raison et la parole sont les prérogatives de l’homme.

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. « academie8/pr%C3%A9rogative », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage