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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’argot bagoter, se comporter comme un bagotier (personne chargée de décharger les bagages des voyageurs à la gare).

Verbe Modifier

bagotter \ba.ɡɔ.te\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Faire un travail fatigant, pénible.
  2. Courir en tous sens en se fatiguant.
  3. (Par extension) Marcher, errer.
    • Le bras appuyé au chambranle, Florence me regardait, et ce bras ployé, seul morceau de chair nu émergeant de la manche du peignoir qu’elle avait réussi à dégauchir, était comme une amorce pour l’œil qui devait, bon gré mal gré suivre, filer le train, passer de la ligne des épaules à celle des hanches, pour chuter sur les cannes, posées inégalement, non jointes, en porte-à-faux, mais plus génialement encore qu’on le voit faire aux mannequins dans Elle, avec aussi un chouïa de rappel des gonzesses qui bagottent de biais sur les fresques égyptiennes, et puis encore, référence personnelle, un petit quelque chose d’une certaine Mme Léone, une gentille femme de ménage qu’un de mes potes d’école m’avait fait connaître vers nos seize ans et qui était, la maligne, parvenue à une telle perfection technique dans l’exposition, qu’elle voyait jamais arriver le péril de face, mais toujours seulement au moment du rinçage de la serpillière dans le seau, sur lequel elle devait, fatal ! s’arc-bouter solidement, tant les hommages qui lui venaient était roides et sincères. — (Albert Simonin, Grisbi or not grisbi, Série noire, 1954, page 79-80)
  4. (Argot militaire) Faire des exercices de marche au pas, du bagotage.
  5. (Informatique) (Télécommunications) Être instable, subir un bagotage.
    • Ce signal bagotte et provoque des erreurs de transmission.

Variantes orthographiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier