dolorisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Attesté dans Le Temps, page 3, du 6 mars 1919. Dérivé savant du latin classique dolor (« douleur ») suffixé par -isme.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
dolorisme dolorismes
\dɔ.lɔ.ʁism\

dolorisme \dɔ.lɔ.ʁism\ masculin

  1. Complaisance à la douleur.
    • Une remarque sur la structure de la narration, confirme la fonction de Homais en parataxe au dolorisme de l’héroïne. — (Le Haut & Le Bas - essai, Michèle Breut, 1994, Rodopi)
  2. (Religion) Doctrine attribuant à la douleur une valeur morale, esthétique et intellectuelle.
    • Je m'érige à ce propos contre le dolorisme chrétien qui constitue une mécompréhension profonde du message des Évangiles. Jésus n'a jamais fait l'éloge de la souffrance et il n'y a aucun masochisme dans sa démarche qui a simplement consisté à accepter de souffrir par fidélité à la vérité. — (Frédéric Lenoir, Petit traité de vie intérieure, Plon (« Pocket »), 2010, p. 134.)
    • La douleur, la souffrance ne sont jamais bonnes par elles-mêmes : le spinozisme s’oppose et à l’ascétisme et au dolorisme […] — (Baruch Spinoza et Robert Misrahi, Éthique, 2005, p. 435)
    • Vous saviez que les acteurs anglais avaient récupéré les costumes des prêtres catholiques après la rupture de Henri VIII avec le pape ? Un costume n’est pas innocent. Les acteurs auraient dû refuser les habits ecclésiastiques car, depuis, la religion a fait irruption dans l’art. La croyance, l’esprit de sérieux et le dolorisme sont devenus notre malédiction. — (Martin Page, L’apiculture selon Samuel Beckett, Éditions de l’Olivier, 2013, pp. 41-42.)

Apparentés étymologiquesModifier

HyperonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier