embobeliner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français bobelin (« chaussure grossière »).

Verbe Modifier

embobeliner \ɑ̃.bɔ.bə.li.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Envelopper sommairement de vêtement.
    • Son bec-de-lièvre, mal recousu, laissait voir ses incisives, et des linges embobelinaient sa joue, tuméfiée par une énorme fluxion. — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Lemerre, Paris, 1881)
    • Le peintre l’a représentée, posant dans son salon, embobelinée dans une robe ample et colorée. — (Antoine Duclercq, Les Métamorphoses de Soi, TheBookEditions, 2012)
    • La Jeanne s’embobelina de sa cape car elle car elle sentait vite la fraîcheur du soir.— (Robert Audidier, Les Sentiers de traverse, éditions de Borée, 2006)
  2. Embobiner, séduire dans le but de duper, de tromper.
    • Le peu que je sais d’elle, je l’ai appris par mon frère, qui n’y voit que du feu. Elle a l’art de l’embobeliner. Elle lui écrit de temps en temps, lui raconte qu’elle travaille, que sa santé est bonne, promet chaque fois d’aller bientôt le voir. — (Georges Simenon, Maigret et la jeune morte, chapitre 5, 1954, Presses de la Cité)
    • […] Donc, elle te séduit, t’embobeline tellement que tu romps avec le peu de relations qui te restent… et elle le ruine peu à peu. — (Léo Malet, Les rat de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955)
    • Bon eh bien, c’te nénette — il l’avait complètement embobelinée. — (Herbert Liebermann, Nécropolis, traduction de Maurice Rambaud en 1977)

VariantesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier