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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

composé de muséo- et de -phobie, littéralement « Crainte ou haine des musées. »

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
muséophobie muséophobies
\my.ze.ɔ.fɔ.bi\

muséophobie \my.ze.ɔ.fɔ.bi\ féminin

  1. Répulsion pour les musées.
    • Semblables mutations ont nourri, selon le cas, une muséophobie intellectuelle traditionnelle ou des polémiques plus récentes quant à l'opposition entre souci de développement touristique ou commercial et légitimité académique et culturelle. — (Dominique Poulot, Musée et muséologie, La Découverte, 1 juil. 2010 p. 82.)
  2. Refus du musée
    • Sous l’Empire, les conservateurs du Louvre soulignent l’excellence d’une organisation conçue comme « une suite chronologique de tableaux qui offre /au public/ les moyens d’étudier sur les ouvrages originaux l’histoire de l’art, celle de la marche et du développement de l’esprit humain. Au contraire, Quatremère de Quincy ajoute à sa première condamnation morale des saisies françaises, au nom du respect du contexte patrimonial romain, le refus du musée en ce qu’il susciterait un art sans destination. La muséophobie naît ainsi de choix politiques et intellectuels qui affirment que toute chose doit être (re)mise à sa place pour lui restituer sens et légitimité – à tout le moins pour la fortifier et l’enrichir. — (Dominique Poulot, Musée et muséologie, Les Musées de France, Juin 2009, page 66.)

TraductionsModifier

PrononciationModifier