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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Sens 1) (XVIe siècle) À l’époque d’Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, on désigna alors l’orgasme comme une petite mort de par le court évanouissement ou les frissons qu’il peut provoquer[1].
(Sens 3) Locution utilisée en 1937 par Georges Bataille dans Madame Edwarda pour désigner l’orgasme.  (information à préciser ou à vérifier)

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
petite mort petites morts
\pə.tit mɔʁ\

petite mort \pə.tit mɔʁ\ féminin

  1. (Figuré) (Vieilli) Syncope.
  2. (Figuré) (Vieilli) Fait d’avoir froid dans le dos, d’avoir des frissons.
    • De l’entendre, ça me donne la petite mort, — répondit Le Moussu — le froid me cole dans le dos comme une fontaine. — (Hector France, La vierge russe ; La mort du czar, Paris : H. Geffroy, 1894, page 1555)
    • Depuis ce temps-là, il y avait presque tous les soirs à la maison des batteries si enragées que ça nous en donnait la petite mort, à moi et aux deux garçons avec qui je couchais […]. — (Eugène Süe, Les mystères de Paris, 2e partie, Paris : C. Gosselin, 1843-1844, page 277)
  3. (Figuré) Orgasme.
    • On peut y voir aussi la représentation de la condition humaine entre deux morts : la « petite mort » de l’acte d’amour d’où renaît la vie et la seconde mort, la mort réelle, d’où l’on ne revient plus et par laquelle on disparaît définitivement. — (Jean-Marie Nicolle, L’indispensable en culture générale, 2008)
    • Mr Galen n’avait tout simplement pas eu de chance de faire son arrêt cardiaque juste au moment où elle-même vivait une petite mort, à califourchon sur Mr Deal dans les toilettes pour femmes, derrière un panneau qui disait — fort à propos — HORS SERVICE. — (Belinda Bauer, Cadavre 19, traduit de l’anglais par Christine Rimoldy, 10/18, 2015, page 230.)

RéférencesModifier

Voir aussiModifier