quimper
Étymologie
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- (Sens 3) du gallois cwimpo[1].
Verbe
modifierquimper \kɛ̃.pe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se quimper)
- (Argot) Séduire[2].
Son costar bleu croisé le nippait au poil. Elle regrettait pas de s’être laissé quimper par lui.
— (Auguste Le Breton , Razzia sur la chnouf , Gallimard, Série noire, 1954)Vicelarde, elle avait pris le timbre grave qui me quimpait toujours, mais j’étais soudain rebelle à ce genre de charme.
— (Albert Simonin, Touchez pas au grisbi !, Série noire, Gallimard, 1956, page 245)Les dizaines de michetons qu’elle avait quimpés, y compris l’extraordinaire baronnet, si ça leur avait coûté grisol, pouvaient pas sur ce point se porter plaignants.
— (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 140)
- (Argot) S’énerver, râler.
Si je lui dis cela, il va quimper !
- (Argot) Tomber.
Et puis, laisser quimper une affaire de soixante briques?
— (Auguste le Breton, Le rouge est mis, 1954, chapitre VI)- S’imaginait planteur de café, champion de moto, diplomate en poste, vedette de cinoche, et il laissait quimper parce qu’il n’était qu’une larve, juste une sous-merde ; un résidu de Société incapable de bosser, de s’affirmer. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Remouille-moi la compresse, Fleuve noir, 1983, page 127.)
- (Pronominal) (Belgique) Se mettre sur son trente-et-un.
- (Argot) éjaculer.
Traductions
modifierPrononciation
modifier- France (Lyon) : écouter « quimper [Prononciation ?] »
- Somain (France) : écouter « quimper [Prononciation ?] »
Références
modifier- ↑ L'Argot Ancien (1455-1850), Lazare Sainéan, Slatkine, 1972
- ↑ Lexique d’argot de Razzia sur la chnouf (1954).