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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De Raguse (aujourd’hui Dubrovnik, en Croatie), par allusion à Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont (1774–1852), duc de Raguse et maréchal d’Empire, qui trahit Napoléon Ier en livrant ses troupes aux ennemis, au début du mois d’avril 1814.

Verbe Modifier

raguser \ʁa.ɡy.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Désuet) Trahir.
    • Or, au moment actuel, il se trouvait dans l’alternative désespérante de trahir (raguser) soit la cause du peuple hostile à sa personne, mais à laquelle il était dévoué d’après toutes ses relations extérieures et suivant toutes ses convictions intérieures, soit celle de la dynastie mal affectionnée pour lui, mais à laquelle il était lié par les devoirs de sa charge. — (Georg Gottfried Gervinus, Histoire du dix-neuvième siècle depuis les traités de Vienne‎, 1868)
    • Il n’aurait plus manqué que vous ragusassiez ! — (Edmond Rostand, L’Aiglon, acte 2, scène 8, E. Fasquelle, 1910. Texte procuré en ligne par Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k405679v/f96.image .)
    • Honte à ceux qui ragusent ici ! À bas les traîtres ! — (Paul Adam, Le Temps et la vie : Au soleil de juillet (1829–1830), Société d’éditions littéraires et artistiques, 1903, p. 396)
    • Napoléon espérait qu’il en viendrait au moins quelques-uns et, à leur défaut, peut-être quelque représentant des Beauharnais comblés —ou enfin les ministres, les conseillers d’hier et les généraux qui ne ragusaient point. — (La Revue hebdomadaire, Librairie Plon, 1913, page 706)

AnagrammesModifier