Étymologie

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De l’espagnol ropa (« vêtement »), le mot a en premier été employé dans l’argot militaire pour désigner un manteau, un uniforme[1] puis une redingote dans l’argot civil du XIXe siècle et enfin a aussi désigné une jupe ou une robe de femme[2].

Nom commun

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Singulier Pluriel
roupane roupanes
\ʁu.pan\

roupane \ʁu.pan\ féminin

  1. (Désuet) (Argot) (Habillement) Sorte de redingote.
  2. (Argot policier) Uniforme.
    • Vers quinze heures, vêtu de la roupane grise habituelle qu’il enfilait lorsqu’il œuvrait au labo, Trotski fit irruption chez Schneider en clignant des yeux à cause de la lumière, ce qui lui donnait l’air d’un hibou d’âge moyen échoué tout seul au milieu d’une plage en plein midi. — (Hugues Pagan, Le Carré des indigents, Rivages/Noir, 2022, page 380)
      1. (Par extension) Ceux qui portent cet uniforme, la fonction qui va avec cet uniforme.
        • Ainsi passèrent plusieurs années de roupane des années 1981 à 1989, qui coïncidèrent avec l’anniversaire du bicentenaire de la Révolution française,[...]. — (Alain Lalanne, Mon papi, il est policier, Éditions Édilivre, 2014)
  3. (Argot) (Habillement) Robe, jupe.
    • Elle a appelé Maria à la rescousse, laquelle a arraché la chemise de noye de ses orifices pour la remplacer par une roupane printanière, très indiquée en ce mois de novembre finissant — (Frédéric Dard, Sauce tomate sur canapé, Éditions Fleuve noir.)

Traductions

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Prononciation

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Anagrammes

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Références

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  • [1] Alphonse Boudard et Luc Étienne, La méthode à Mimile, Éd La jeune parque, Paris 1970.
  • [2] Odile Roynette, Les mots des soldats, Éd. Belin, 2004.