teint de lis et de rose

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Cette expression figurée apparait au XVIIe siècle :
Son teint est de lis et de rose,
Et ses cheveux de lin repandus par aneaux
Font faire aux feux naissans une si douce pause, […].
— (Pierre-Corneille Blessebois, « Portraits : Celui de M. Wasnes », publié à la fin de l'ouvrage L'Eugénie, publié à Leyde, chez Félix Lopez, 1676, p. 79)

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
teint de lis et de rose teints de lis et de rose
\tɛ̃ də lis e də ʁoz\ ou \ʁɔz\

teint de lis et de rose \tɛ̃ də lis e də ʁoz\ ou \ʁɔz\ féminin

  1. (Figuré) Teint frais et vermeil, mêlé de blanc et d’incarnat.
    • La courte et ronde demoiselle le regardait de tous ses petits yeux, et disait de temps en temps au prieur : « Ce grand garçon-là a un teint de lis et de rose ! qu’il a une belle peau pour un Huron ! — Vous avez raison, ma sœur, disait le prieur. » — (L'Ingénu, histoire véritable tirée des manuscrits du P. Quesnel, 1787, chap. 1, dans les Œuvres complètes de Voltaire, tome 21, Paris : chez Garnier frères, 1879, page 249)
    • Son teint de lis et de roses (pour elle cette vieille métaphore était toujours de saison, et il n’y avait soleil ni hâle qui pussent en triompher), paraissait plus pur et plus frais encore avec la robe blanche et la fraise de dentelle. — (George Sand, Jeanne, 1844)
    • […] ; elle réunissait toutes les séductions du monde des Delabarrière-Valcroze, montrant un goût délicat pour la peinture médaillée dans les salons, la littérature primée dans les académies, et parant selon la mode du jour un corps souple, un visage au teint de lis et de rose. — (J.-H. Rosny jeune, La carapace, Paris : Éditions Calmann-Lévy, 1914, chapitre 3)
    • C'était une agréable rousse, un peu lourde, la peau couverte de taches de son - une vraie calamité dans un monde où l'on n'admirait que les teints de lis et de rose - mais l'œil vif, la parole déliée et une jolie voix. — (Yvonne Bellenger, La méprise : histoire d'un inceste innocent, Éditions Balland, 1994, chapitre 1)
    • Son ris était charmant, son teint de lis et de rose, joint à la vivacité de ses yeux, annonçaient celle de son esprit et donnait une énergie peu commune à ce qu'elle disait. — (Mireille Védrine, Les jardins secrets de Jean-Jacques Rousseau, Chambéry : Éditions Agraf, 1988, chapitre 3, § 3)

TraductionsModifier

RéférencesModifier