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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIe siècle) Semble provenir d’un texte de l’écrivain français François Béroalde de Verville : « Un chien aboie bien à la lune, et une chèvre regarde bien un ministre, et un chien un évêque dont moult il s’ébahit. » — (François Béroalde de Verville, Le Moyen de parvenir, s. l., s. d. (1650), p. 318)

Locution-phrase Modifier

un chien regarde bien un évêque \œ̃ ʃjɛ̃ ʁə.ɡaʁd bjɛ̃ œ̃.n‿e.vɛk\

  1. (Proverbial) (Familier) On ne doit pas s’offenser trop facilement des libertés que prend un inférieur en grade, en dignité.
    • Un chien regarde bien un évêque, et il y en a qui disent que l’évêque n’est pas fâché d’être regardé du chien. — (Alfred de Musset, le Chandelier I, 2, dans ses Œuvres, éd. 1867)
    • — Pourquoi me regardes-tu, chien
      Un chien regarde bien un évêque, dit Léon en s’appliquant ce bon mot juif qui avait sauvé la tête de Samuel un jour qu’il avait osé lever les yeux sur Chramne, fils de Théodoric.
      — (Frédéric Soulié, Léon Baburrus, dans Un malheur complet , 1858, p. 295)

NotesModifier

Le langage populaire utilise souvent la formule : « un chien regarde bien un évêque sans le mordre!» pour se justifier d’avoir simplement jeté un regard insistant voire incrédule ou interrogateur sur quelqu’un qui se considère alors comme agressé par cette impolitesse.
Pourquoi tu me regardes comme ça, tu veux ma photo ?
— Oh, ça va, un chien regarde bien un évêque sans le mordre !

comme le disaient simplement les adolescents.

TraductionsModifier

RéférencesModifier