Discussion:briquet

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étymologieModifier

Je ne suis pas d'accord avec votre étymologie car il faut beaucoup d'imagination pour trouver que le sabre briquet ressemble à un briquet d'époque, même si les soldats de l'époque faisaient beaucoup d'humour en comparant les deux. Non, de façon plus sérieuse, le mot "sabre" et "sabre briquet" apparaissent vers la fin du règne de Louis XIII et début du règne de Louis XIV. A ce moment là, on recrute de plus en plus de suisses, notamment dans l'infanterie. Les suisses allemands n'étant plus assez nombreux, on recrute des suisses romands. Les suisses romands appellent les "coutelas" de l'époque (origine : badelaires médiévaux) des "sabres" du mot germanique "Säbel". Les sabres plus courts sont appelés "sabres briqués". En effet, en vaudois, briquer ou ébriquer signifie encore aujourd'hui "briser" pour de la glace, du verre ou des objets dont les bris sont tranchants. La transmission de ces mots s'est d'abord faite oralement vers le reste de l'armée française qui se les sont appropriés comme "sabre briquet" du mot qu'ils connaissaient. Par conséquent, il serait plus juste de dire "sabres briquets venant du suisse romand sabre briqué ou brisé du fait de sa taille et de la forme de sa lame"

Sources : Dictionnaires français-vaudois Dictionnaires étymologiques Voir cent-suisses, garde suisse. Louis XIII embaucha beaucoup de suisses vers la fin de la guerre de 30 ans, voir sur le site de l'armée. 93.6.242.144 (d) 2 octobre 2010 à 16:20 (CEST)A.Louvrier travaillant dans le canton de Vaud (suisse)


Je propose une explication qui me paraît plus pertinente, d'autant qu'elle est très simple : briquet provient tout simplement de la racine trilitère BRQ qui signifie en hébreu lancer des éclairs, briller, luire (bâraq) et en arabe briller, scintiller ( بَرَقَ baraqa). Le cheval du prophète s'appelait burak, l'éclair. Les voyelles ayant tendance à disparaître dans l'arabe parlé c'est bien le son brik qui est entendu pour exprimer la notion de briller, faire des éclairs ou des éteincelles. Bien plus vraisemblable qu'un quelconque rapport avec le mot brique d'origine néerlandaise qui désigne un matériau de construction fait d'argile. Essayez-donc de produire des étincelles avec des briques et vous serez convaincu que j'ai sans doute raison... Reginald Groux, Montreuil

Le but de la discussion nest-il pas de faire des propositions, dès lors qu'elles sont sensées ? La filiation par la racine arabe et hébraïque me semble une piste bien plus intéressante qu'une étymologie basée sur le mot brique, qui n'a de rapport avec le briquet que le son. On pourrait rajouter que le briquet faisait nécessairement partie des ustensiles indispensables aux caravaniers pour qui il était difficile voire impossible de conserver le feu dans le désert. Le mot et l'outil auront sans doute voyagé en Europe en même temps que toutes les inventions de ces hommes du désert qui ont tant servies nos navigateurs. Je comprends vos réticences, mais comment faire croître une plante si l'on ne commence pas par semer une graine ?


Merci, j'avais annulé cette version hier parce qu'elle ne correspondait pas aux sources que je connaissais. Aujourd'hui je ne trouve toujours pas d'ouvrage témoignant de cette descendance de l'hébreu : avez-vous svp des attestations ? JackPotte ($) 9 avril 2012 à 20:29 (UTC)
Bien sûr, voir ce mot sur le forum babel ou dans n'importe quel dictionnaire.


Des métaphores faisant référence au briquet apparaissent dans la poésie arabe et andalouse dès le moyen âge, alors que l’instrument est encore très peu utilisé dans une France rurale où les foyers domestiques sont pérennes. « Nous subissons ce que la providence nous a destiné de même que l’amorce du briquet subit (l’influence de) la rosée » (Mocreb ibn Becri (aussi appelé Madi ibn Mocreb) vers le premier quart du 11° siècle. « La main de la matinée a battu le briquet sur l’amadou des fleurs » (ibn Khalef el-Djazaïri), dans les premiers temps de l’empire almoravide, XI° - XII° siècles. Tous deux cités dans les Prolégomènes d’Ibn Kaldoum (1332-1406). Il semblerait que les premières références au mot briquet dans la littérature française datent au plus tôt du XIV° siècle seulement. Dans un ouvrage très bien documenté sur l’histoire du feu, (Le feu avant les allumettes, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, Paris) Jacques Collina Girard fait descendre le mot briquet du hollandais bricken, pierre à feu ou à fusil, sans citer ses sources. Curieusement, les traductions italiennes, espagnoles allemandes et anglaises du mot briquet renferment toutes la notion d’allumer, de mettre le feu, que l’on aurait rendu, si le français avait suivi la même inclination, par un mot du genre « allumoir » ou « appareil à feu ». Le terme briquet constitue donc une sorte d’exception française et la discussion reste ouverte… La désignation officielle du sabre briquet ne date que de 1806 et cette étymologie est à mon avis à proscrire. Il conviendrait de savoir s’il y a une quelconque façon de rendre le mot briquet dans la langue arabe (andalouse) écrite au moyen âge avec un terme utilisant la racine BRQ, ce qui trancherait sans doute la question de cette possible étymologie ou du moins pourrait l’écarter définitivement. R. Groux, Montreuil 13 avril 2012

Pardon mais malgré ma connaissance de Babel je ne trouve que du germanique. JackPotte ($) 9 avril 2012 à 20:54 (UTC)

L'étymologie n'est pas uniquement une science de suppositions basées uniquement sur le raisonnement logique, mais surtout une science historique. Et en cas de propositions originales, nous avons de références externes publiées. Lmaltier (discussion) 9 avril 2012 à 20:47 (UTC)

Et pour répondre à la question : on peut toujours émettre des hypothèses dans la page de discussion mais elles ne seront pas reprises dans la page sans références externes (sauf bien sûr les cas évidents, que personne ne peut contester). Lmaltier (discussion) 9 avril 2012 à 21:33 (UTC)
Bonsoir.... - Littré semble penser que le "briquet" pour allumer le feu vient du "briquet" utilisé en menuiserie pour des assemblages…
"Le briquet à faire du feu ne s'est dit que par comparaison avec le briquet, petit couplet de fer ; du moins on ne trouve dans Richelet que celui-ci ; et dans Furetière ni l'un ni l'autre ne figurent. Briquet à faire du feu ne se trouve dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 1762. L'étymologie est inconnue ; cependant on peut supposer que briquet a le même radical que brique et signifie un petit morceau (de fer)." [1]
D'autre part, il semble que "briquet" était également le nom d'un sabre "court et recourbé", qui devait certainement jeter des étincelles lorsqu'il heurtait violemment la pierre ou un autre "briquet"... peut-on imaginer que le terme soit venu de là ? [2]
et le Trésor de la Langue Française tient pour une dérivation de "briquet" : petit morceau, puis "couplet de fer" (Félibien) [3]- juste des propositions... :) --Hsarrazin (discussion) 9 avril 2012 à 21:28 (UTC)
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