aphorisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Emprunté au latin aphorismus, lui-même du grec ἀφορισμός, aphorismós (« séparation, définition »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
aphorisme aphorismes
\a.fɔ.ʁism\

aphorisme \a.fɔ.ʁism\ masculin

  1. (Rhétorique) Courte phrase exprimant un principe ou un concept de pensée, souvent par un assemblage d’idées paradoxal, surprenant, voire comique.
    • Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue : « la société perd la valeur des objets inutilement détruits, » — et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes : « Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, » ou plus brièvement : « destruction n’est pas profit. » — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850)
    • Il émit quelques aphorismes indiscutables, tels que : « Il y a plus de goût à un grain de sel qu’à un muid de chaux, » ou : « Nécessité est de raison moitié. » — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
    • « Le mouvement perpétuel est impossible : il faut se tenir loin de ceux qui le trouvent. »
      Cet aphorisme incisif et précis est de Joseph Bertrand ; il devrait être écrit sur les murs des bureaux de brevets, car il détournerait peut-être certains inventeurs de la poursuite d’une vaine chimère.
      — (Aimé Witz, Le mouvement perpétuel de deuxième espèce, dans La Revue scientifique, 2e sem. 1910)
    • Un jour, en rentrant chez lui, il trouva sur la table une lettre, […]. Elle commençait d’un ton très décidé : […]. Suivaient quelques aphorismes d’une si frappante justesse que nous croyons devoir les reproduire : « Qu’est ce que la vie, Une vallée d’amertume. - Le monde, Un ramas d’êtres insensibles. » — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Parfois, certes, un aphorisme se réduit à un cliché ou à une vérité générale facilement « retournable », ou d’une application si large qu’il ne résiste pas à l’analyse. — (Maurice Hambursin, Textes en archipels : anthologie, 2000, page 53)
    • L'aphorisme se rapproche de l'énigme et de l'oracle : à maints égard Apollon le patronne. — (Charles Le Blanc, Le complexe d'Hermès, Presses de l'Université d'Ottawa, 2009, p. 144)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

ParonymesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • aphorisme sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier