arbitre des élégances

FrançaisModifier

 

ÉtymologieModifier

 Composé de arbitre et de élégance.
Du latin elegantiae arbiter. Surnom donné à l'écrivain romain Pétrone.

Locution nominale Modifier

arbitre des élégances \aʁ.bitʁ de.z‿e.le.ɡɑ̃s\ masculin

  1. Personne faisant autorité par sa distinction et son bon goût.
    • Puis, très roide, un carreau dans l’œil, parut M. Daniel Salomon, l’arbitre des élégances. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 11)
    • « Il écrit bien, ce M. André de Fouquières !… soupirait ma mère en goûtant sa sauce. Il paraît que c’est l’arbitre des élégances… » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 9)
    • Pressé par la foule, Monsieur de N. (j’invente cette initiale), vieux garçon du meilleur monde, arbitre des élégances lilloises, méchant comme le bossu qu’il était un peu, avait par mégarde posé le pied sur la traîne de la belle personne qui le précédait d’une marche. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 185)

TraductionsModifier