Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Dénominal de bâillon

Verbe Modifier

bâillonner \bɑ.jɔ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Mettre un bâillon à.
    • Et tout d’un coup, comme une masse, je m’abattis sur le colporteur que je bâillonnai et ligotai en un clin d’œil… — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
    • D’une main, l’assassin avait dû saisir la vieille femme à la gorge et, de l’autre main, la bâillonner pour l’empêcher d’appeler au secours. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Figuré) Les regards pensifs de mon père, le sourire un peu narquois de l’oncle Jules, les clins d’yeux diaboliques de Paul ralentirent bientôt mon éloquence que je bâillonnai d’une grande bouchée de gâteau de riz. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 196)
  2. (Par analogie) Fermer en dehors avec une pièce de bois, en parlant d’une porte.
  3. (Figuré) (Politique) Restreindre à l’excès la liberté de parole.
    • Bâillonner la presse, l’opposition.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier