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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de branler avec le suffixe -eur.

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
branleur branleurs
\bʁɑ̃.lœʁ\

branleur \bʁɑ̃.lœʁ\ masculin (équivalent féminin : branleuse)

  1. (Vieilli) Paillard ou femme qui n’est pas assez belle ou qui n’est plus assez jeune pour être fourrée, ou qui redoute de l’être à cause des enfants, et qui fait son métier de branler les hommes.[1]
  2. (Par extension) Onaniste.
    • Assez souvent il lui est arrivé de se livrer à l'onanisme, en contemplant ses voisines ou en y songeant. […]. C'est qu'en effet on le tourne en ridicule on se moque de lui, on fait des allusions blessantes à ses mauvaises habitudes. […]. Il comprend que, s'il allait dans la rue, un tas de voyous s'ameuteraient autour de lui ; on lui dirait : « Voyez le saligot, le branleur. » — (Gilbert Ballet, « Idées de persécution observées chez les dégénérés à préoccupations hypocondriaques ou mélancoliques », Congrès annuel de Médecine mentale (troisième session tenue à Blois du 1er au 6 aout 1892), Comptes rendus et rapports, tome 3, Blois : Imprimerie Dorion, 1893, p. 193)
    • Des astecs, des peigne-grelots, des quarterons interrompus par un coup de sonnette, trois-quart de sang petit bourgeois envahi d'idées préfabriquées, un quart de sang marlou-de-carnaval, des chiards exhibitionnistes, des branleurs de pissotière déguisés en paladins d'opéra-bouffe, des manekenpiss en papier mâché, des guignols. — (Paul Malar, Tropique du caducée, tome 3, Paris : Éditions J. d'Halluin/Éditions du Scorpion, 1954, p. 196)
    • Il s'agite en rythme, le branleur qui se branle, faisant s'agiter ma queue dans son anus, sans que j'ai besoin de m'épuiser à la tâche. — (Jean-Marc Brières, Profession « Régulateur », Éditions Textes Gais, 2015, chap. 6)
  3. (Vulgaire) (Injurieux) Personne qui emploie une partie significative de son temps à ne rien faire d’utile.
    • Pas mal de douteux, et aussi des faux artistes de cinoches, de ces branleurs de studio qui draguent autour des régies dans l'espoir de décrocher une petite frime : un joueur de jukebox dans un bistrot, un passant, n'importe quoi. Ça marne dans la panouille. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Dis bonjour à la dame, éd. Fleuve Noir, 1975)
    • Richard Blakely n'est qu'un petit branleur arrogant et misogyne, et qui utilise le sexe (pas énorme, d'ailleurs) pour asseoir son pouvoir.
      Richard Blakely est une machine, un égocentrique au dernier degré, et c'est mon patron. Putain de vie !
      — (Jane Sigaloff, Personnel et confidentiel, traduit de l'anglais par F.M.J. Wright, éd. Harlequin, 2005)
    • Si vous voulez mon avis, Œdipe et tout ça, c'est des conneries. Et Freud est un malin et un sacré branleur parce que toutes ses théories reposent sur des suppositions et qu'on ne pourra jamais rien vérifier. — (Olivier Martinelli, Une Légende, E-fractions éditions, 2014, chap. 15)

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
branleur branleurs
\bʁɑ̃.lœʁ\

branleur \bʁɑ̃.lœʁ\ masculin

  1. (Didactique) (Vieilli) Sorte de mécanisme qui s'agite en va-et-vient.
    • Ce mécanisme de sonnerie est caractérisé par la suppression de la roue-étoile du limaçon compteur et de son bras, par une disposition particulière de coup de fouet permettant de sonner les demies et de supprimer le détentillon de sûreté, et enfin par une et disposition spéciale, dite à pompe, du déclenchement du branleur du réveil. — (Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 Juillet 1844, année 1882, tome 2, Paris : Imprimerie Nationale, 1887, p. 7)

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin branleur
\bʁɑ̃.lœʁ\

branleurs
\bʁɑ̃.lœʁ\
Féminin branleuse
\bʁɑ̃.løz\
branleuses
\bʁɑ̃.løz\

branleur \bʁɑ̃.lœʁ\

  1. Qui branle.
    • Les belles déclarations l’assaillaient, et s’il lui avait fallu répondre à tous les billets qui la sollicitaient des plus honteuses et des plus naturelles propositions, elle y eut perdu son doigt branleur et sa langue gamahucheuse. — (Alphonse Momas, Passions de jeunes miss, VIII, 1907.)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier