Voir aussi : chomer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) De l’occitan caumar (« se reposer durant la chaleur ») dérivé de cauma (« chaleur »), du bas latin caumare (« se reposer durant la chaleur »), apparenté à calme. Lié à « chaume », cette paille de peu de coût, ramassée après la moisson, dont on lambrissait les toitures des maisons pauvres. En effet, cette paille souvent de seigle, n’était pas taxée.
Le Robert donne (pour la même date) plutôt du bas latin caumare, de cauma, du grec καῦμα, kauma, « forte chaleur ».

Verbe Modifier

chômer \ʃo.me\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Suspendre son travail.
    • Chommons, c’eſt un métier qu’il veut nous faire apprendre. — (Jean de La Fontaine, Fables, Livre III, fable II « Les Membres et l’Estomac ». Wikisource : Les Membres et l’Estomac et fac-similé.)
      Orthographe moderne : Chômons, c’est un métier qu’il veut nous faire apprendre.
    • […] puis les travailleurs, ayant chômé pendant ce jour sacré du « Christmas », se retrouvèrent tous réunis devant un splendide festin, dans lequel figurait deux gigantesques puddings. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Ce moulin chôme, il ne va point, on n’y moud point.
    • Ce canal chôme.
    1. (Par analogie) Laisser reposer une terre qu’on n’ensemence pas.
      • Ils laissent de temps en temps chômer leurs terres.
  2. (Par extension) Manquer de.
    • Je ne chôme pas d’ouvrage.
    • […] je partirai, dès que j’aurai vendu mes vignes…
      — Pour lesquelles vous chômerez d’acheteurs, mon vieux homme ! » riposta le cabaretier.
      — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 44)
    • N’épargnez pas le bois, vous n’en chômerez point, on ne vous en laissera pas chômer.
  3. (Transitif) Ne pas travailler durant une certaine période.
    • Chômer une fête.
    • Fête chômée.
  4. Ne pas pâturer, en parlant de bêtes au pré.
    • Au plein de la chaleur, les bêtes « chôment » c’est-à-dire ruminent, assemblées, tranquilles, le front bas, chacune protégeant tête et museau contre le flanc de la voisine. — (Bulletin des engrais, 1963, n° 456 à 475, page 190)

VariantesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

  • chaumer (et diverses formes de ce verbe)

AnagrammesModifier

RéférencesModifier