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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Composé de goinfre et -erie.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
goinfrerie goinfreries
\ɡwɛ̃.fʁǝ.ʁi\

goinfrerie \ɡwɛ̃.fʁǝ.ʁi\ féminin

  1. (Familier) action de se goinfrer, de manger comme un goinfre.
    • D’abord, il n’y eut qu’un tapage violent de fourchettes, une goinfrerie de grands gaillards aux estomacs creusés par treize heures de fatigues quotidiennes. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
    • Nous […] surprenions tous les secrets de la jungle : la goinfrerie du tapir qui, sitôt réveillé, se mettait à avaler des fourmis. — (Albert Londres, L'Homme qui s'évada, p. 167, Les éditions de France, 1928)
    • Mais la plupart se montraient modérés, comme il sied à des pèlerins ; quelques-uns, qui tenaient à se mortifier, ne touchaient presque pas à la nourriture et, regardant avec dégoût la goinfrerie autour d’eux, échangeaient des murmures d’indignation. — (Pär Lagerkvist, La Mort d’Ahasverus, 1960 ; traduit du suédois par Marguerite Gay et Gerd de Mautort, 1961, p. 80)
    • La goinfrerie est à la gastronomie ce que la muflerie est à la courtoisie. — (Pierre Dac, Essais, maximes et conférences, 2001)

TraductionsModifier

RéférencesModifier