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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Par allusion sans doute aux cornes, symbole de cocuage.

Locution verbale Modifier

porter des cornes \pɔʁ.te de kɔʁn\ (se conjugue → voir la conjugaison de porter)

  1. Être trompé par son époux ou son épouse.
    • SGANARELLE : Il me semble, et je le dis tout haut,
      Que sur un tel sujet c’est parler comme il faut.
      Vous souffrez que la vôtre aille leste et pimpante :
      Je le veux bien ; qu’elle ait et laquais et suivante :
      J’y consens ; qu’elle coure, aime l’oisiveté,
      Et soit des damoiseaux fleurée en liberté :
      J’en suis fort satisfait. Mais j’entends que la mienne
      Vive à ma fantaisie, et non pas à la sienne ;
      Que d’une serge honnête elle ait son vêtement,
      Et ne porte le noir qu’aux bons jours seulement ;
      Qu’enfermée au logis, en personne bien sage,
      Elle s’applique toute aux choses du ménage,
      À recoudre mon linge aux heures de loisir,
      Ou bien à tricoter quelque bas par plaisir ;
      Qu’aux discours des muguets elle ferme l’oreille,
      Et ne sorte jamais sans avoir qui la veille.
      Enfin la chair est foible, et j’entends tous les bruits.
      Je ne veux point porter de cornes, si je puis ;
      Et comme à m’épouser sa fortune l’appelle,
      Je prétends corps pour corps pouvoir répondre d’elle.
      — (Molière, L’École des maris, acte I, scène 2)
    • Voilà un hardi maraut de vouloir planter des cornes à Jupiter, — (D’Ablancourt, Lucien, t. I, dans Richelet)
    • Une femme qui ait déjà planté cornes au front de son mari, — (Diderot, Phil., III, 329)
    • Cocu de long et de travers, Sot au delà de toutes bornes, Comment te plains-tu de mes vers, Toi qui souffres si bien les cornes ? — (François de Malherbe, IV, 15)

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier