se départir

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) De partir (au sens de « partager ») avec le préfixe dé-.

Verbe Modifier

se départir \sə de.paʁ.tiʁ\ pronominal 3e groupe (voir la conjugaison) — Note : Mais on le trouve aussi conjugué comme les verbes du deuxième groupe.

  1. Se séparer de, renoncer à, se désister de.
    • L’oncle Gaspard avait pour caractère de prendre la vie comme elle venait, sans chagrin comme sans colère, il n’y avait qu’une chose qui pouvait le faire se départir de sa bonhomie ordinaire : — un empêchement à son travail. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • M. de la Ferté attendait, dans un calme dont il valait mieux ne pas chercher à le faire se départir. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 264)
    • Le créancier qui se départ du contrat peut refuser la prestation promise et répéter ce qu'il a déjà payé. — (Article 109, alinéa 1, Code des obligations)
    • Devenu député je me départis, en quelque mesure, de ma réserve. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942.)
    • Chacun doit écouter avec courtoisie l'adversaire, […] ! Exprimons-nous poliment. Rétorquons de même, sans nous départir de sang-froid. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Le fonctionnaire de la police nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance. — (Article 7, Code de déontologie de la police nationale, Version consolidée au 3 août 2001)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier