FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1932) Déformation de tabernacle.

Interjection Modifier

tabarnac \ta.baʁ.nak\

  1. (Québec) (Vulgaire) Juron manifestant la colère ou l’indignation.
    • – C’est rien que de l’ouvrage comme ane autre, ça… J’ai déjà vu pire… quand j’ai passé sous les billots, y a 12 ans, aux Chutes des Cinq, dans la rivière Mattawin… Y en avait ben un mille de cordé… J’veux donner la chance à un jeune de se sauver, la « jam » avance d’un pied, je saute, et v’lan dans l’rapide. J’sus sorti tout nu en bas d’la chute. C’était plus risqué qu’icite. J’dois vous dire que j’avais eu moins chaud… Mes hommes y m’crayaient nayé et en m’voyant tous se signaient. J’leur crie : « Tabarnac ! c’est moé, j’sus pas un fantôme. Trouvez-moé des habits… L’maudit courant y m’a déculotté… J’ai pus rien que mes bottes… Pis donnez-moé du tabac et des allumettes. Dépêchez-vous ; c’est vré qu’y a pas d’femmes avec nous autres, mais j’sus toujours pas endimanché !… [»] — (Adolphe Nantel, À la hache, Éditions Albert Lévesque, Montréal, 1932)
    • –Baisse, ça, tabarnac, ou je criss mon camp! — (Patrick Senécal, Aliss, Éditions Alire, Québec, 2000, p. 041.)
  2. (Québec) (Vulgaire) Peut désigner une ou des personnes contre qui on est en colère.
    • Pour la première fois, j'entendis papa jurer.
      – Au secours! Où est-ce qu'ils sont, ces tabarnacs-là? Côme! Paul-Émile!
      — (Michel Rabagliati , Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, p. 54)

NotesModifier

« tabarnac de […] » s’emploie pour donner une valeur péjorative au substantif qu’il accompagne.

Variantes orthographiquesModifier

SynonymesModifier

Voir aussiModifier

→ voir Annexe:Sacres québécois

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
tabarnac tabarnacs
\ta.baʁ.nak\

tabarnac \ta.baʁ.nak\ masculin et féminin identiques

  1. (Québec) (Vulgaire) Substantif : personne méritant la colère ou l’indignation.
    • Veux-tu pas courir de même ! Mon p’tit tabarnac, si j’te pogne, tu vas avoir affaire à moé ! Arrête de courir ! Arrête de courir, tu vas te tuer ! — (Michel Tremblay, C’t’à ton tour, Laura Cadieux, Éditions du Jour, Montréal, 1973)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier