technocratie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’anglais technocracy attesté en 1919[1]. Trouvé en français en 1920[2], attesté en 1932 au Québec[3] et très largement en France en 1933[4] → voir technocrate.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
technocratie technocraties
\tɛk.nɔ.kʁa.si\

technocratie \tɛk.nɔ.kʁa.si\ féminin

  1. Système politique, ou de management, dans lequel les experts spécialisés, appelés technocrates, ont un pouvoir prédominant. Note : Souvent à visée péjorative.
  2. (Par extension) Ensemble des technocrates, des experts techniques qui détiennent le pouvoir.
    • Mais la technocratie administrative est cousine germaine de celle qui « pantoufle » au service du grand capital. — (François Mitterrand, Le coup d’État permanent, 1965)
  3. (Histoire) Forme de gouvernement, proposée par Howard Scott, basée sur l’ajustement scientifique de la production à la consommation avec une économie utilisant des unités énergétiques pour la mesure et le contrôle, au lieu des valeurs monétaires.

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. William Henry Smyth, "Technocracy" — Ways and Means to Gain Industrial Democracy, dans Factory and industrial management, volume 57, n°5, page 385, 1919, McGraw-Hill publishing company, inc.
  2. M. Maignan, Régionalisme d’esthétique sociale, Mission des Beaux-arts…, page 109, 1920, E. de Boccard. « Dans un livre prochain, intitulé TECHNOCRATIE, j’expliquerai plus à fond les rouages intérieurs de la Manufacture. Ici, j’apporte seulement cette esquisse de philosophie organisatrice […] »
  3. L’Actualité économique, volume 8, page 553, École des hautes études commerciales (Montréal, Québec), Société canadienne de science économique, 1932. « L’idée centrale de la technocratie c’est donc l’ajustement de la production à la consommation en déterminant le quantum de travail qui, étant donné le niveau de vie de la population, satisferait aux exigences probables de la consommation. »
  4. R. de Roussy de Sales, La Technocratie, dans La Revue de Paris, page 432, 1933, Bureau de la Revue de Paris. « Ouvrez les journaux : les manchettes étaleront devant vous ce vocable insolite : « Le culte de la Technocratie ». « La Technocratie déroute les économistes », « La Technocratie remplace le bridge », « La Technocratie mène au Communisme ». Certains quotidiens, et parmi les plus importants, ont ouvert une rubrique régulière sur le sujet.