urbanité

Voir aussi : urbanite

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1370) Emprunté au latin urbanitas, dérivé de urbanus (« urbain »), car ce sont les qualités qu’est censé posséder un homme de la ville par opposition aux habitants de la campagne, jugés plus rustres.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
urbanité urbanités
\yʁ.ba.ni.te\

urbanité \yʁ.ba.ni.te\ féminin

  1. Politesse, affabilité que donne l’usage du monde.
    • Tout en étant familiers, les gens du peuple eux-mêmes, les paysans et les gredins sans aveu sont entre eux d’une urbanité exquise bien différente de la grossièreté de notre canaille ; il est vrai qu’un coup de couteau pourrait suivre un mot blessant, ce qui donne beaucoup de circonspection aux interlocuteurs. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d’Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
    • Et allez-y sans esprit critique, avec un parti pris de bonne humeur, d’urbanité et de sympathie communiquante. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Je n’avais pas réfléchi davantage quand j’avais inventé que je m’appelais Urbain, ce nom collait parfaitement à l’assassin des villes que son absence de sentiment autorise à liquider des inconnus en toute urbanité. — (Amélie Nothomb, Journal d’Hirondelle, Éditions Albin Michel, Paris, 2006, page 80)
    • C'est bien fait, beau travail, fit-il, je vois que vous avez sacrifié au rite de la petite communauté qui veut que l’intégration ici passe par la production jardinière, une sorte d’urbanité légumière, le raffinement horticole, […]. — (Fabrice Lomon, Pendant que les champs brûlent, Éditions Le Manuscrit, 2012, page 27)
  2. Fait de vivre en ville.

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier