vieille fille

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Modification de jeune fille avec vieille.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
vieille fille vieilles filles
\vjɛj.fij\

vieille fille féminin (pour un homme on dit : vieux garçon)

  1. (Figuré) (Péjoratif) Femme qui ne s’est jamais mariée et qui n’est plus considérée jeune.
    • Quant à moi, jamais je ne serai vieille fille. Je me ferai mère par la bienfaisance… — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Elle était de ces vieilles filles qui, toute leur vie repliée sur elles-mêmes, n'étaient vraiment sensibles qu'au spectacle de leurs fonctions internes, quoique cette vue fût souvent déparée par je ne sais quelles scléroses, arthrites et colibacilloses. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
    • Disons-le donc : il n'y a plus de vieilles filles; il y a des femmes célibataires. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
    • […], mais à Mervale les dix maisons, comme dix vieilles filles revêches, continueraient à s'épier, à s'envier, à s'enfoncer de plus en plus secrètes et solitaires, chaque mois davantage, […]. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 16)
    • — Pierson, dit Alexandre, qu’est-ce que tu feras après la guerre ?
      — Moi ? Mais je me ferai ingénieur en céramique. Et toi ?
      — Moi ? Curé, bien entendu. Curé dans ta cure, l’abbé ! Et qu’est-ce que je leur mettrai dans les fesses, à tes vieilles filles !
      Pierson tira sur sa pipe.
      — Il n’y a pas de vieilles filles chez moi. C’est un quartier cent pour cent ouvrier. Les vieilles filles, c’est une invention des classes distinguées.
      — Elles se marient toutes, alors, dans ta paroisse ?
      — Oh non ! dit Pierson, mais les vieilles filles, dans ma paroisse, c’est encore celles qui sont le plus mariées.
      — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 224)
    • Il y avait des moments où Joseph le détestait, détestait sa voix, ses yeux, ses cheveux, sa façon de manger son grape-fruit avec des gestes de vieille fille, enfin tout ce qui faisait que David était David. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 180)
    • Je m’impatientais ; qu'est-ce que je foutais là, à perdre mon temps dans le but de plaire à une vieille fille qui faisait la baboune ? C'était ridicule à la fin... J'ai sacré mon camp. — (Louise Dubuc, Les chenilles du brigadier, Éditions Leméac, 2008, page 145)

HyperonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier