adultérer

Voir aussi : adulterer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) Dérivé du mot latin adulterare (commettre un adultère). Du xive au xviie siècle, adultérer avait le sens prépondérant de « commettre un adultère ». Littré indique qu’on a ensuite employé ce verbe sur le sens du mot latin voisin adulteratio : falsifier une monnaie (l’adulterator est le faux-monnayeur[1]) Puis, par extension, falsification de diverses choses, comme les médicaments.

Verbe Modifier

adultérer \a.dyl.te.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (XIVe siècle) : Commettre un adultère. (Désuet) Corrompre une femme mariée[2].
  2. Gâter, altérer ce qui est pur.
    • La religion du Léonard n’est pas seulement […] une religiosité vague adultérée de superstitions; non, c’est une foi profondément sincère, consciente, recueillie …. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Je trouve absurde d’emprunter en l’adultérant le vocabulaire des siècles défunts. — (Arthur Honegger, Ecrits, Champion, p.251)
    • Ils se firent un ennemi de l’épicier, en lui soutenant qu’il adultérait ses chocolats. — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881)
    • Cette volonté de chercher à refonder le web en mode « start-up » me paraît relever d’une conception « enchantée » du marché et de la concurrence, comme si les puissances économiques qui ont fait naître les plateformes toxiques avec lesquelles nous nous débattons n’allaient pas être en mesure de trouver le moyen d’adultérer une initiative comme Solid en cas de succès. — (Lionel Maurel, Rebooter le web sans changer de logiciel économique ?, 9 octobre 2018 → lire en ligne)

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. « adulterator », dans Félix GaffiotDictionnaire latin français, Hachette, 1934 → consulter cet ouvrage
  2. Le Grand Robert de la langue française, Le Robert, 2005-2008 (version de démonstration)