apparemment

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’adjectif féminin apparent, de l’ancienne déclinaison des adjectifs, et le suffixe -ment.
→ voir -emment.

Adverbe Modifier

apparemment \a.pa.ʁa.mɑ̃\ invariable

  1. Manifestement, assurément. — Note : Ce sens a vieilli, il a été très utilisé autrefois.
    • Un psaume qui apparemment est de Salomon. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Polit.)
    • Quoi qu’il en soit, deux choses sont assurées, l’une que le miracle de l’apparition de l’étoile servit de règle à Hérode pour étendre son massacre ; l’autre que celui qu’il cherchait fut le seul apparemment qui lui échappa. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Élévations sur les mystères, 19e semaine, 4.)
    • Ce discours apparemment véritable. — (Claude Favre de Vaugelas, Q. C. 273.)
  2. Selon les apparences ; vraisemblablement.
    • Le grand jeune homme dégingandé, qui s’appelait Laurier, s’était apparemment institué chef en raison de sa position sociale et de ses aptitudes naturelles. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 390 de l’éd. de 1921)
    • C’est la nécessité de ce concours de tant de qualités… qui fait apparemment que le génie est toujours si rare. — (Vauvenargues, Du génie.)
  3. En apparence ; visiblement.
    • Sa directrice était une mégère doublée d'un tyran qui n'avait apparemment pas inventé l'eau chaude à part peut-être celle qui coule dans les veines des assoiffés de pouvoir. — (Hervé Mosquit, Au coin de l'ordinaire, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 129)
    • Le coadjuteur ne laissa apparemment d’employer la dignité de son caractère et ses persuasions pour calmer les orages. — (Larochef., Mém. 30.)
    • Tant que Galba vivra, le respect de son âge, Du moins apparemment, soutiendra son suffrage. — (Pierre Corneille, Othon, III, 5.)
    • En public elle me persécutait apparemment avec plus d’animosité que les autres. — (Paul Scarron, Rom. com. II, 14.)
    • Ô ciel ! ta providence, apparemment prospère, Au gré de mes soupirs de deux fils m’a fait père. — (Jean de Rotrou, Vencesl. IV, 6.)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier




ParonymesModifier

RéférencesModifier