aristocratie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin aristocratia[1]. Mais également du grec ancien άριστος, áristos (« excellent, le meilleur/plus ») et κράτος, krátos (« pouvoir »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
aristocratie aristocraties
\a.ʁis.tɔ.kʁa.si\

aristocratie \a.ʁis.tɔ.kʁa.si\ féminin

  1. (Politique) Forme de gouvernement où le pouvoir n’est possédé que par un certain nombre de personnes constituant une classe privilégiée.
    • C'est plutôt le contraire qui est vrai ou qui du moins renferme la plus forte part de vérité : maintes fois l’aristocratie mérita le nom de « kakistocratie », dit-il, qu'il soit empereur ou chef de bureau, dont Léopold de Ranke se sert dans son histoire. — (Elisée Reclus, L'évolution, la révolution et l'idéal anarchique, Paris : chez P.-V. Stock, 6e éd. 1906, p. 69)
    • Sous Auguste, toutefois, une profonde réaction se produisit. En 27, on décida le rétablissement de la vieille république, c'est-à-dire, de l’aristocratie ; […] — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
    • Dans l'esprit de tout le monde, l'aristocratie, c'est vieux, c'est mort, c'est fini, on dit « une autre époque ». On oublie volontiers, ou on ignore, qu'avant le gouvernement du peuple qui définit nos régimes occidentaux, il y avait le « gouvernement des meilleurs » (du bon vieux grec aristos). — (Richard Dubois, Québec, un requiem?, Fides, 2018, p. 125)
  2. (Par extension) Classe noble.
    • […] : non-seulement l’aristocratie presque partout s’était emparée du pouvoir; mais elle tenait sous le joug des hommes qui se voyaient privés de tout intérêt public, de toute place, de tous droits politiques. — (Anonyme, La Neutralité de la Suisse, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • […], en Angleterre, c’est une aristocratie puissante qui élève le cheval de course, et elle est bien libre de dépenser son argent comme bon lui semble, personne, que nous sachions, ne s’est encore avisé de lui contester ce droit. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • Il savait que les femmes de l’aristocratie devenaient après leur mariage des meubles de communauté pour la famille et les amis de leur mari. Elles sont d'ailleurs bien trop dévotes pour être sensuelles. Les étrangers n'ont pas beau jeu à ce train de galanterie. — (Jean Daridan, John Law: père de l'inflation, Les Éditions Denoël, 1938, p. 78)
  3. (Par extension) (Figuré) Élite
    • Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d’une administration centrale, […]. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • La République des lettres est la seule qui doive être quelque peu imprégnée d'aristocratie, - car on ne contestera jamais celle de la science et du talent. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
    • Et, en définitive, dans cette Bretagne qu'on nous disait si pauvre, nous observons une région où il y a grand afflux d'argent et où une sorte d’aristocratie paysanne exerce son influence. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)

AntonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   aristocratie figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : bourgeoisie.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun Modifier

aristocratie \Prononciation ?\

  1. Aristocratie.

Variantes orthographiquesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 97,3 % des Flamands,
  • 94,7 % des Néerlandais.


PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]