bourreler

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir bourreau.

Verbe Modifier

bourreler \buʁ(.ə).le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Rare) Former des bourrelets
    • Ses cheveux semblaient deux masses d’or, mais ils étaient trop abondants et bourrelaient son front bas de deux profondes vagues chargées d’ombres, qui engloutissaient les oreilles et se tordaient en sept tours sur la nuque. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
  2. (Figuré) Remplir de tourment. — Note : Ne s’emploie plus que pour exprimer les peines intérieures que les reproches de la conscience font souffrir.
    • Une conscience bourrelée de remords.
    • Je suis bourrelé de remords et de créanciers. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
    • Julie, fatiguée, chagrine, ou inquiète de sa sœur et très-probablement bourrelée de soupçons, — car, avec cette singulière fille clairvoyante et cachée, toutes les suppositions étaient permises, et cependant demeuraient douteuses, — Julie ne devait pas nous rejoindre au salon. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 229)

NotesModifier

La plupart des auteurs donnent une conjugaison en -èle (« je bourrèle »), mais quelques autres donnent une conjugaison en -elle (« je bourrelle »).

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

HomophonesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier