FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’italien bravaccio.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
bravache bravaches
\bʁa.vaʃ\

bravache \bʁa.vaʃ\ masculin et féminin identiques

  1. Qui feint la bravoure.
    • Il avait une fatuité amusante de jeune premier en bonne fortune, et roulait des yeux de bravache, qui soulevaient des rires aigus de femme, dans les loges. — (Émile Zola, Nana, 1881)
    • Le pire fut que Châteaubedeau, qui n'était qu'un bravache, perdit du coup toute contenance, et il allait et venait tout nu dans la chambre, essayant d'ouvrir, pour s'y cacher, les placards au moyen d'une clef qu'il avait trouvée sur la table. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 145)
    • La période que nous vivons a besoin de courage, pas du courage qui divise, pas du courage bravache qui consiste à définir des formes de souveraineté qui seraient un souverainisme de repli, une non coopération, une fragmentation. — (Emmanuel Macron, discours du Président de la République, Emmanuel Macron, à l'expoforum forum économique international, 25 mai 2018)
  2. Habituel aux bravaches.

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
bravache bravaches
\bʁa.vaʃ\

bravache \bʁa.vaʃ\ masculin

  1. Faux brave, fanfaron.
    • Ce n’est qu’un bravache.
    • La vérité, c’est qu’il ne jouait les tyrans et les bravaches que pour autant qu’il avait ses sbires autour de lui, ou qu’il avait bu. — (Dino Buzzati, La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours (1945) ; traduit de l’italien par Hélène Pasquier, 1968, page 36)
    • Si en moi a persisté un bravache assez faraud de son cas, il a toujours été doublé d'un démuni qui ne s'y résignait pas. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 282)

DérivésModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier