FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Contraction de je suis.

Forme de verbe Modifier

chuis \ʃɥi\

  1. (Familier) Contraction de je suis du verbe être.
    • Plus de Mobylette, plus rien, sauf, peut-être... A cause du clin d'œil vicieux d'un remous, la méduse qui ondule ? Chuis dans la merde. Son cœur s'arrête de battre. Comment je vais expliquer aux gendarmes que ma bécane est tombée à l'eau. — (André Jaouen, Ceux de Menglazeg, Terres de France/Presses de la Cité, 2011)
    • — N'empêche que chuis dans la mouise, a fait Mark. Mon paternel, vous savez bien. J'avais interdiction de sortir. (Il s'est levé) On bouge ? Peut-être qu'il sera moins sévère si je rentre pas trop tard. — (Clemens Meyer, Quand on rêvait, traduit de l'allemand, Éditions Piranha, 2015)
    • Vers cinq heures, comme j'avais fini le travail, chuis parti du chantier. Mais en route, j’me suis rendu compte que j'avais oublié mon burineur que j'avais promis à mon beau-frère de lui prêter. — (Sylvain Audet-Gãinar, Micmac à Bucarest, Éditions Ex Aequo, 2020)

NotesModifier

  • Il peut être utilisé à l’écrit pour imiter le langage familier.
  • Je suis du verbe suivre n’est pas prononcé \ʃɥi\ (et n'est donc jamais retranscrit) en français familier [1],

VariantesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

RéférencesModifier

  1. Philip Miller et Paola Monachesi, Les pronoms clitiques dans les langues romanes, dans Danièle Godard et Anne Abeillé (éds), Les langues romanes : problèmes de la phrase simple, 2003, ISBN 9782271061492 :
    Un autre exemple du même type est la réalisation de la séquence je suis comme chuis [ʃɥi] et de je sais comme chais [ʃe] en français parlé. Le phénomène est spécifique à ces deux verbes et ne peut être attribué à une règle phonologique productive, puisque la séquence homonyme je suis (1sg du verbe suivre) ne peut se réduire à [ʃɥi] dans la plupart des variétés de français parlé.