FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Contraction de je suis.

Forme de verbe Modifier

chuis \ʃɥi\

  1. (Familier) Contraction de je suis du verbe être.
    • Plus de Mobylette, plus rien, sauf, peut-être... A cause du clin d'œil vicieux d'un remous, la méduse qui ondule ? Chuis dans la merde. Son cœur s'arrête de battre. Comment je vais expliquer aux gendarmes que ma bécane est tombée à l'eau. — (André Jaouen, Ceux de Menglazeg, Terres de France/Presses de la Cité, 2011)
    • — N'empêche que chuis dans la mouise, a fait Mark. Mon paternel, vous savez bien. J'avais interdiction de sortir. (Il s'est levé) On bouge ? Peut-être qu'il sera moins sévère si je rentre pas trop tard. — (Clemens Meyer, Quand on rêvait, traduit de l'allemand, Éditions Piranha, 2015)

NotesModifier

Peut être utilisé à l’écrit pour imiter le langage familier.
Je suis du verbe suivre n’est pas prononcé \ʃɥi\ en français familier[1], et il ne s’écrit donc pas chuis.

VariantesModifier

  • chu (Surtout Canada)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

RéférencesModifier

  1. Philip Miller et Paola Monachesi, Les pronoms clitiques dans les langues romanes, dans Danièle Godard et Anne Abeillé (éds), Les langues romanes : problèmes de la phrase simple, 2003, ISBN 9782271061492 :
    Un autre exemple du même type est la réalisation de la séquence je suis comme chuis [ʃɥi] et de je sais comme chais [ʃe] en français parlé. Le phénomène est spécifique à ces deux verbes et ne peut être attribué à une règle phonologique productive, puisque la séquence homonyme je suis (1sg du verbe suivre) ne peut se réduire à [ʃɥi] dans la plupart des variétés de français parlé.