langue de belle-mère

Français modifier

Étymologie modifier

 Composé de langue et de belle-mère.

Locution nominale modifier

Singulier Pluriel
langue de belle-mère langues de belle-mère
\lɑ̃ɡ də bɛl.mɛʁ\
 
Une langue de belle-mère (1) enroulée.
 
Une langue de belle-mère (2) (Sansevieria trifasciata).
 
Une langue de belle-mère (3) (Aspidistra elatior)

langue de belle-mère \lɑ̃ɡ də bɛl.mɛʁ\ féminin

  1. (Familier) Accessoire de cotillon constitué d’un bec à anche, ou d’un sifflet, et d’un tube de papier ou de plastique enroulé sur lui-même, qui se déroule lorsque l’on souffle dans le bec, en émettant généralement un son.
    • Il y avait de tout, des coiffures les plus grotesques aux accessoires les plus désopilants, comme cette langue de belle-mère que Zidore vous allongeait brusquement dans l’œil à deux mètres de distance, ou ce bouquet de fleurs enchantées que Berthe Gédéon faisait épanouir en soufflant dans un gros cigare. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, pages 127-128)
    • Mais, suivant ce passage que je viens de citer, une phrase allait déchaîner des colères, avant de devenir une arme, ou une langue de belle-mère de cotillon, pour tous les polémistes prêts à confondre Aragon, au nom de son passé. — (Georges Raillard, Aragon, Paris : Éditions universitaires (coll. Classiques du XXe siècle), 1964, chapitre 1)
    • Un dimanche, accompagnant ses amis à une fête foraine, assis à la terrasse d’un café, une passante le taquina avec un cotillon appelé « langue de belle mère ». Il quitta brusquement le petit groupe sans explication. — (Gérard Amaury, Longjumeau de nos aïeux : histoire, traditions et anecdotes populaires de la région, Lys Éditions Presse, 1992, page 302)
    • Le mot sciosciammocca désigne en dialecte napolitain le cotillon appelé en français « langue de belle-mère » ; le personnage est ainsi appelé parce qu’il a un défaut de prononciation qui fait ressembler sa voix au bruit produit par cet instrument. — (Raffaele La Capria, L'harmonie perdue : fantaisie sur l'histoire de Naples, traduit de l’italien par Jean-Marc Mandosio, Éditions L’Inventaire, 2001, note du traducteur n° 23, page 65)
    • J’étais bien seul, pour la première fois, sans enfants de mon âge autour de moi avec langues de belle-mère et cotillons comme ce fut le cas l’année précédente sur la terrasse de l’appartement du 22 Boulevard de Marseille. — (Jean-Christian Vidal, Noir bonbon, tome 1, Éditions Librinova, 2020)
  2. (Botanique) Sansevieria.
    • Pour agrémenter l’espace vue, mon père et ma mère avaient posé tout le long des fenêtres, sur une étagère, un nombre incalculable de plantes de tous genres, dont des « langues de belle-mère » (çà je l’ai retenu), des fougères, des « ficus », etc. qui leur donnaient à tous deux un travail de fou pour les entretenir, […]. — (Hubert Haerty, Le Temps de haïr Chronos, Éditions Edilivre, 2016, page 29)
    • La « langue de belle-mère » pourrait être tirée vers le bas par son surnom saugrenu; au contraire, cette plante luxuriante avait autrefois une aura plus valorisante. À la fin du XIXe siècle, elle participait à la décoration des maisons bourgeoises, à l’instar de certains palmiers, […]. — (Serge Schall, Les plantes de Mémé, Éditions Larousse, 2020, page 42)
  3. (Botanique) Aspidistra.
    • Aspidistra elatior, langue de belle-mère : Plante très robuste, idéale pour les débutants. — (Daniel Lys , Prendre soin de ses plantes d’intérieur, Éd. Jouvence, 2019)

Synonymes modifier

Traductions modifier

Voir aussi modifier