pour des prunes

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) → voir pour, des et prune. Lors de la deuxième croisade, Louis VII et Conrad revinrent dans leurs pays respectifs avec rien ; sauf un prunier.

Locution adverbiale Modifier

pour des prunes \puʁ de pʁyn\

  1. Pour rien.
    • Ah ! ruban tant qu’il vous plaira ; mais ce le, où elle s’arrête, n’est pas mis pour des prunes. — (Molière, La Critique de L’École des femmes, Scène 3)
    • — Ah ! princesse, vous n’êtes pas Guermantes pour des prunes. Le possédez-vous assez, l’esprit des Guermantes ! — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 196)
    • Si l’on applique ce pourcentage aux chiffres de la publicité en ligne payée par les annonceurs, on atteint 1,354 milliards d’euros. Dépensés pour des prunes. — (Jérôme Canard, Pub virtuelle et vraies arnaques, Le Canard enchaîné, 12 avril 2017, page 4)
    • Vous connaissez sans doute l’expression "y aller pour des prunes", elle viendrait des premières croisades quand les croisés ont ramené dans leurs bagages le prunier de Damas. — (Prunier et prune sur www.pommiers.com)

Quasi-synonymesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier

Source