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Voir aussi : pòur, pour-

Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin prō.

Préposition Modifier

pour \puʁ\

  1. Au motif de ; dans le but de ; afin de ; à destination de.
    • Cet homme fait de l’exercice pour sa santé.
    • Cette lettre n’est pas pour lui.
    • Ces gens-là semblent faits, sont faits l’un pour l’autre.
    • Cet homme n’est pas fait pour le métier qu’il a choisi.
    • Travailler pour la gloire.
    • Des vêtements pour enfants.
  2. À cause de, en considération de.
    • Il fera cela pour vous.
    • Faites cela pour Dieu, pour l’amour de Dieu.
    • Il ne fera cela ni pour or, ni pour argent.
    • Je ne ferais pas cela pour un empire.
    • Il se lâche pour rien.
    • C’est pour cette raison qu’il est parti.
    • Il a été puni pour une faute légère.
    • Il est estimé pour ses vertus.
  3. En faveur de, en vue de la défense de.
    • Ce que je dis est autant pour vous que pour moi.
    • Je lui parlerai pour vous.
    • Je tiens pour vous contre lui.
    • Tous les honnêtes gens sont pour vous.
    • Il avait tout le monde pour lui.
    • Plaider pour un tel contre tel autre.
    • Mourir pour la patrie.
  4. Envers, à l’égard de.
    • La tendresse d’une mère pour ses enfants.
    • Son amour pour la patrie.
    • Mon affection, mon attachement pour vous.
    • Il est un peu refroidi pour moi.
    • J’ai du respect pour sa mémoire.
    • Mes sentiments pour vous ne sont pas douteux.
    • La haine, l’aversion qu’il a pour lui.
    • Ce remède est bon pour la fièvre.
  5. Il sert aussi à marquer le rapport entre une chose qui affecte en bien ou en mal et la personne qui en est ou qui en doit être affectée.
    • C’est une grande perte pour vous.
    • C’est un grand bonheur pour moi.
    • C’est pour eux une grande consolation, un grand avantage.
    • Cela est heureux, malheureux pour votre ami.
    • Il y aurait du déshonneur pour vous.
    • Il y aura beaucoup de gloire pour lui.
  6. Eu égard à, par rapport à.
    • Cette robe est bien chaude pour la saison.
    • La porte est bien étroite pour une pareille maison.
    • Sa dépense est peu considérable pour son revenu.
    • Son train est mesquin pour un ambassadeur.
    • Vous êtes trop savant pour moi.
    • Il est bien grand pour son âge.
    • Voilà une grande faiblesse pour un philosophe.
    • Ce qui est bon pour vous ne serait pas bon pour moi.
    • Cela ne vaut rien pour votre estomac.
    • Voilà une mauvaise affaire pour un homme accoutumé à en faire de si bonnes.
  7. Précédé des mots assez et trop, il s’emploie dans les phrases qui expriment la suffisance ou l’excès. Note : Quelquefois on peut supprimer l’adverbe assez.
    • Y en a-t-il assez pour tout le monde ?
    • Cela est assez bon pour lui.
    • C’est assez pour aujourd’hui.
    • Ce couvercle est assez grand pour le vase.
    • Cet habit est trop petit pour ma taille.
    • Il a trop vécu pour sa gloire.
    • Il y en aura (sous-entendu : assez) pour tout le monde.
  8. Pour que, afin de, à l’effet de, en vue de, dans le dessein de. - Note d’usage : Il est alors suivi d’un verbe à l’infinitif.
    • Il est encore assez jeune pour s’instruire.
    • Je suis assez votre ami pour ne pas vous flatter.
    • Il est trop franc pour vous tromper.
    • J’ai fait tout mon possible pour gagner son amitié.
    • Je manque de termes pour exprimer ce que je sens.
    • J’avais dit cela pour rire, et non pour vous fâcher.
    • Pour ne vous rien déguiser.
    • Pour ainsi dire.
    • Pour vous parler net.
    • Pour vous parler franc.
    • Pour dire le vrai.
    • Semer pour récolter.
    • Je suis venu pour le complimenter.
    • On l’a envoyé pour traiter de l’échange des prisonniers.
    • On le cherche pour l’arrêter.
  9. Moyennant un certain prix, en échange de.
    • J’ai donné mon argenterie pour un diamant.
    • Il a cédé sa voiture pour un morceau de pain.
    • À cette vente, on avait des tableaux de maître pour rien.
  10. (Commerce) (Finance) À proportion de.
    • Cinq pour cent, dix pour cent, cent pour cent, etc.
  11. À la place de, au lieu de, au nom de.
    • Il répondit pour un tel à la sommation.
    • Jouez pour moi.
    • Ce mot s’emploie souvent pour tel autre.
    • Pour le président, le secrétaire général.
  12. Comme, en qualité de, en guise de.
    • Ils l’ont laissé pour mort sur la place.
    • Tenez-moi pour un méchant homme si… pour qui me prenez-vous ?
    • Prendre quelqu’un pour employé, pour domestique.
    • Il l’a prise pour femme.
    • L’avoir pour ami.
    • On m’a pris pour dupe.
    • Je tiens pour certain.
    • J’ai pour principe.
    • Je me le tiens pour dit.
    • Il a pour lit une simple paillasse.
    • Être pour beaucoup, pour peu dans quelque chose, n’y être pour rien, Y avoir beaucoup de part, peu de part, n’en avoir point du tout.
    • Il n’est pas pour peu dans cette affaire.
    • Je suis pour beaucoup dans la résolution qu’il a prise.
    • Qu’on dise de sa conduite ce qu’on voudra, je n’y suis pour rien.
  13. Précédé et suivi du même mot, il marque la comparaison :
    • Mourir pour mourir, il vaut mieux que ce soit en faisant son devoir.
    • Ennui pour ennui, je préfère celui qui me profite.
    • Danger pour danger, il faut choisir celui qui promet de la gloire; la correspondance :
    • Traduire mot pour mot.
    • Il mourut deux ans après, jour pour jour; l’action réciproque :
    • Rendre amour pour amour.
    • La loi du talion, chez les juifs, consistait à perdre œil pour œil, dent pour dent, etc.
  14. Il sert encore à mettre en balance, à opposer des contraires ou des valeurs différentes.
    • Pour quelques bons combien de méchants.
    • Pour un saint combien de réprouvés.
    • Pour deux ennemis qu’il s’attendait à combattre il en trouva cent.
    • Rendre le bien pour le mal.
  15. Il sert à indiquer la durée. Note : Il est joint alors à une expression qui marque le temps.
    • Ils arrivèrent à la grotte, tout le monde se les gelait sérieusement. Ils décidèrent de faire un feu pour la nuit. — (Eva Kavian, L'Homme que les chiens aimaient, ONLIT Éditions, 2016, page 98)
    • L’histoire est longue, il y en aurait pour deux heures.
    • Il y en a pour trois ans avant que ce monument soit achevé.
    • Je suis votre ami pour la vie.
    • Je n’en ai que pour un moment.
    • Pour toujours, pour jamais, pour un temps qui ne doit pas finir.
  16. Il sert aussi à indiquer l’époque à laquelle une chose s’est faite ou se fera.
    • Les deux chevaliers s'étant donc accordés avec un égal plaisir à se reconnaître frères d'armes , ils se séparèrent pour ce moment, après mille protestations d’amitié. — (Pierre Louis de Rigaud Vaudreuil , Tableau des mœurs françaises aux temps de la chevalerie, Paris : Adrien Égron, 1825, vol.1, page 65)
    • Son bal était pour hier, est pour aujourd’hui.
    • Ce sera pour demain, pour après-demain.
  17. À destination de. Note : Il est alors joint à une expression qui marque le lieu, le but. En termes de marine, devant "France", on supprime ordinairement l’article.
    • Il est parti pour Londres, pour Naples, pour la France.
    • Ce paquebot partira demain pour France.
  18. Quant à. Note : Il est alors au commencement d’une phrase ou d’un membre de phrase.
    • Mais pour votre femme, qui n'est pas si honnête, je vous conseille de ne pas chercher à la reprendre. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XV. Le pêcheur, 1748)
    • Pour moi, je n’en ferai rien.
    • Pour lui, je n’en réponds pas.
    • Pour ce qui est de moi, soyez sans inquiétude.
    • Pour ce qui est de vous, je suis certain que vous réussirez.
    • Pour cela, pour ce qui est de cela, je le veux bien.
    • Pour son affaire, pour ce qui est de son affaire, j’en aurai soin.
    • Pour méchante, elle l’est.
    • À cette dernière marque de la constance et de l'amour de cette fille infortunée, je pleurai amèrement. Pour Domingue, il se frappait la poitrine, et perçait l'air de ses cris douloureux. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
  19. Quoique, bien que.
    • Il est bien ignorant pour avoir étudié si longtemps.
    • Il est bien grand pour être si jeune.
    • Pour être fêté partout, il n’en est pas plus fier.
  20. De quoi.
    • Il y a ici pour contenter tous les goûts.
    • Faire une si longue traite, c’est pour en mourir.
    • Qu’allez-vous faire là ? Il y en a pour périr d’ennui.
  21. Parce que. Note : Il est alors joint au passé de l’infinitif des verbes
    • Il a été chassé pour avoir trop parlé.
    • Il est malade pour avoir trop mangé, pour s’être livré à des excès.

AbréviationsModifier

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Nom commun Modifier

Invariable
pour
\puʁ\

pour \puʁ\ masculin Note : Donné comme invariable par les grammairiens et l’Académie française, un pluriel régulier est attesté dans l’usage.

  1. Argument favorable, avantage.
    • Peser le pour et le contre.
    • Le recours aux actes de langage indirects dans la communication a souvent été expliqué en termes de politesse. Quels sont les pours et les contres de cette explication ? — (Sandrine Zufferey, ‎Jacques Moeschler, Initiation à l’étude du sens : Sémantique et pragmatique, 2012)
  2. Vote en faveur de.
    • Les avis sont partagés, les pour et les contre s’équilibrent. — (Alain-Gilles Minella, Jeanne d'Arc Pour les Nuls, 2012)
    • Ici, les opinions divergent : […]. Concernant les pours, ils considèrent que chacun se voyant reconnaître une partie des prérogatives sociales, chacun a implicitement, mais nécessairement, la qualité d’associé. — (Jean-Louis Navarro, Memento de Jurisprudence. Droit des Sociétés - Le juge et l’associé, Hachette, 2010)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • pour sur Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Préposition Modifier

pour \puʁ\

  1. Variante de por.

Préposition Modifier

pour \pɔ.yr\

  1. Variante de peor.

NotesModifier

  • Très souvent transcrit poür, parce que le mot a deux syllabes.

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

Origine incertaine mais probablement issu de l’une des langues celtiques de l’île → voir bwrw en gallois. Le nom est le déverbal du verbe.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
pour
\ˈpɔɹ\
pours
\ˈpɔɹz\

pour \ˈpɔɹ\

  1. Versement.

Verbe Modifier

Temps Forme
Infinitif to pour
\ˈpɔɹ\
Présent simple,
3e pers. sing.
pours
\ˈpɔɹz\
Prétérit poured
\ˈpɔɹd\
Participe passé poured
\ˈpɔɹd\
Participe présent pouring
\ˈpɔɹ.ɪŋ\
voir conjugaison anglaise
 
pour

pour \ˈpɔɹ\ transitif

  1. (Transitif) Verser.
  2. (Intransitif) (Figuré) Pleuvoir à verse.

ExpressionsModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

AnagrammesModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

BretonModifier

ÉtymologieModifier

Mentionné dans le grand dictionnaire français-breton de François Vallée (1931, page 572b) : pour col. sg. -enn f. pl. ou.

Nom commun Modifier

Mutation Collectif Singulatif Pluriel
Non muté pour pourenn pourennoù
Adoucissante bour bourenn bourennoù
Spirante four fourenn fourennoù

pour \ˈpuːr\ collectif

  1. (Botanique) Poireaux.

AnagrammesModifier

Créole seychelloisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du français pour.

Adverbe Modifier

pour \Prononciation ?\

  1. Pour.
    • Wi, i ti marye avek mwan pour mwan pa al lager, zonm marye pa ti ale lager. — (Christian Servina, Aret Devan!, 2004, sekans 11 (scène 11))
      Oui, elle s’est mariée avec moi pour que je n’aille pas à la guerre, les hommes mariés n’allaient pas à la guerre.

GalloModifier

ÉtymologieModifier

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Préposition Modifier

pour \Prononciation ?\ (graphie ABCD) (graphie ELG)

  1. Pour.

RéférencesModifier