prendre la tête

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

composé de prendre et de tête.

Locution verbale Modifier

prendre la tête \pʁɑ̃.dʁə la tɛːt\ (se conjugue → voir la conjugaison de prendre)

  1. (Familier) (France) Faire perdre patience.
    • Ça me prend la tête de remplir des fiches, qu'est-ce qu'ils croivent ces pédales de profs, que j'ai que ça à foutre ? Tous les ans depuis la cinquième, je me coltine Lamine et chaque fois, c'est la même histoire. — (Habiba Mahany, Kiffer sa race: roman, Éditions J.-C. Lattès, 2008, p. 29)
  2. (Familier) (France) Inquiéter vivement.
    • Aujourd'hui, lorsque des jeunes disent que quelque chose leur « prend la tête », ils expriment bien cette impression que tout leur être est pris, envahi par un souci, une image. — (Jean-Marie Gueullette, Petit traité de prière silencieuse, Albin Michel, 2011)
  3. Prendre un poste de direction.
    • Au début de 1840, George Sand prit la tête du mouvement saint-simonien, partisan d’un socialisme humaniste. — (Herbert R. Lottman, L’écrivain engagé et ses ambivalences : De Chateaubriand à Malraux, p. 191, L’Harmattan, 2003)
  4. (Sport) Se retrouver en première position d’une compétition non encore terminée.
    • Bordeaux gagne et prend la tête du championnat.

DérivésModifier

SynonymesModifier

→ voir casser les couilles

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier