protectorat

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De l’anglais protectorate, de protector, titre sous lequel Cromwell gouverna l’Angleterre après la mort de Charles Ier.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
protectorat protectorats
\pʁɔ.tɛk.tɔ.ʁa\

protectorat \pʁɔ.tɛk.tɔ.ʁa\ masculin

  1. (Histoire) Dignité de protecteur.
    • […] après sa démission du protectorat, il [Cromwell] voyagea en France.
  2. (Politique) Contrôle politique exercé par une grande puissance sur une contrée inféodée.
    • Ce fut une bonne inspiration que d’établir un protectorat [en Tunisie], c’est-à-dire de permettre aux idées et aux intérêts de s’implanter peu à peu sans paraître s’imposer par la force brutale. Les Arabes recueillent les bénéfices de la conquête sans en connaître les inconvénients ; aussi leur pays est le plus tranquille du monde. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
    • Puis, lorsque le protectorat français eut été définitivement établi à Taïti et dans ses dépendances, les chefs des îles Paumotu s’adressèrent à M. le gouverneur Bonard, pour le prier de vouloir bien changer le nom donné aux îles par les Taïtiens. — (G. Cuzent, Archipel des Pomotu, Bulletin de la Société académique de Brest, deuxième série, tome IX, Brest, 1883)
    • Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l’État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s’affranchissent pas des scrupules de l’honnêteté vulgaire. — (Félicien Pascal, L'assassinat de Morès ; un crime d’État, Imprimerie Hardy & Bernard, Paris, 1902, page 35)
    • Quatre mois après, le 30 mars 1912, M. Regnault, notre ministre à Tanger, pouvait signer avec le sultan Moulay-Hafid le traité qui établissait notre protectorat. — (Wladimir d’Ormesson, La Question de Tanger, dans La Revue de Paris, 1922)
    • En Algérie, les premières mines avaient été ouvertes en 1845; en Tunisie, les gisements des phosphates de Gafsa étaient déjà découverts en 1885-1886 (quatre ans seulement après l'établissement du protectorat) et exploités à partir de 1889. — (Ahmed Kassab, Ali A. Abdussalam & Fathi S. Abusedra, L'économie coloniale : L'Afrique du Nord, dans l’Histoire générale de l'Afrique, vol. 7 : L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935, sous la direction de Albert Adu Boahen, ‎Unesco, 1980, page 464)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier