siffloter

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De siffler avec le suffixe diminutif -ot.

Verbe Modifier

siffloter intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Siffler négligemment, de façon continue.
    • […], un autre homme se promenait de long en large les mains derrière le dos en sifflotant entre ses dents, un air qu’il composait probablement au fur et à mesure. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Des oh ! oh ! s’élevaient déjà du parterre et des petites places, on sifflotait. — (Émile Zola, Nana, 1881)
    • J’ai souvent prêté l’oreille à ces grands désespoirs d’enfants : on n’entend pas de sanglot, on n’entend rien, sinon, à de longs intervalles, un petit sifflement. Si le surveillant était éveillé, il pourrait croire qu’une mauvais plaisant sifflote. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 166)
    • Il sifflota même, à la grande stupeur de l’infirmière. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, cinquième partie, chapitre VII)
    • Et te voilà, Lucien, sur une photographie jaunie, en médaillon devant les yeux de ma mémoire. Tu souris, tu sifflotes. L’as-tu aussi ressenti ainsi, ma mort et non la tienne, la fin de nos regards bien avant la terreur de t’enfoncer dans le noir ? — (Muriel Barbery, L`élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 401)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier