FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle) De l’allemand trinken (« boire »)[1] ; (XVIIe siècle) prend le sens de « porter un toast » ; (1876) sens figuré.

Verbe Modifier

 
Deux personnes en train de trinquer.

trinquer \tʁɛ̃.ke\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Boire en choquant, cognant les verres en signe de joie, pour marquer son amitié ou pour faire un vœu.
    • Les verres étant emplis l’on trinqua et l’on but, puis il y eut entre les deux hommes un assez long silence lourd de gêne. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Je bois aux blondes, je bois aux brunes, et je ne vois pas pourquoi nous ne trinquerions pas à ta tante Picard qui en valait deux à elle seule. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 74-75)
    • Marcoul ne peut s’abstenir de trinquer avec son sauveur. Il n’aime pourtant guère cet alcool lourd et râpeux, si dur au palais. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Figuré) (Familier) Subir un dommage, un désagrément.
    • Ce qui par avance me fige d'horreur quand je pense à une agression possible de l'Allemagne c'est qu'elle emploiera les gaz toxiques et que les villes, particulièrement Paris, trinqueront, comme jamais elles n'auront trinqué. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 130, page 104, 16 février 1927)
    • Quand les parents boivent, les enfants trinquent. (slogan)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   trinquer figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : vin.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier