FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Par attraction de jonc, tiré du berrichon agon (1280), diminutif de l’ancien français ajou (XIIIe siècle), du nord-occitan ajo « haie », emprunté à l’ancien bas vieux-francique *haga « haie, haie vive » (cf. néerlandais haag), qui s'apparente à l'allemand Hage « bocage », (suisse) Häge « enclos, haie », à l'anglais haw « aubépine », hedge « haie ». Le francique a aussi donné le franco-provençal adje, adze « haie vive ».

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
ajonc ajoncs
\a.ʒɔ̃\

ajonc \a.ʒɔ̃\ masculin

  1. Arbuste épineux, à fleurs jaunes et à feuilles transformées en épines, de la famille des fabacées, appelé aussi genêt épineux.
    • Le crépi est parti avec les pluies et les murs, au lieu d’être blancs sont devenus pis : les toits sont généralement couverts d’ajoncs, comme cela se fait dans nos villes du Sud. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - La calèche, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 253))
    • Enfin, sur la partie du Mont-de-Bretagne qui servait jadis de cimetière, on a planté des ajoncs qui ont parfaitement réussi, et fournissent le bois nécessaire au chauffage du four. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
    • Comme presque tous nos gens de plume, Fréchette confond ici ajonc et jonc, deux plantes aussi différentes que possible et qui, dans la classification botanique, appartiennent à deux classes très éloignées l'une de l'autre. [...] Les ajoncs, au contraire, sont des dicotyles de la famille des légumineuses, et pourvues de fleurs apparentes. En Europe, ces plantes occupent les landes et les lieux incultes. Ici, elles sont absolument inconnues. Il ne faut donc jamais parler d'ajonc en décrivant un paysage canadien malgré toute la valeur euphonique du mot. — (Marie-Victorin, « L'étude des sciences naturelles », Revue canadienne, volume 20, no 4, octobre 1917)
    • L’ajonc n’est pas inférieur aux autres engrais verts cultivés, au point de vue de l’acide phosphorique et de la potasse, et il leur est supérieur en ce qui concerne l’azote. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Les matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e édition, 1925, page 193)

DérivésModifier

SynonymesModifier

ParonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • ajonc sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier