alléguer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin allegare[1], de al pour ad (« vers »), et de legare (« envoyer, envoyer vers, citer, invoquer »).

Verbe Modifier

alléguer \a.le.ɡe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Citer comme autorité, comme preuve de ce qu’on affirme, comme justification.
    • La famille allégua la nécessité d’un voyage subitement ordonné par le médecin de la maison qui trempa dans cette excuse nécessaire ; […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
  2. (En particulier) Citer l'auteur d'une information, d'une nouvelle, etc.
  3. Mettre en avant.
    • Je fis au capitaine des remontrances sur sa conduite imprudente […]. Il chercha à s’excuser en alléguant des raisons plus ou moins absurdes, …. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
    • Il n’y a aucune exagération à alléguer que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les populations se trouvaient approvisionnées plus qu’à leur suffisance,[…]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’éd. de 1921)
    • On alléguera que tout de même quelque chose avait été fait. Soit ! bien peu de chose. Et, à ce peu de chose il fallut renoncer. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • J’alléguai mille causes de retard ; je fis ressortir l’utilité de continuer à D*** quelques cours que je n'avais pu suivre à Gottingue ; […]. — (Benjamin Constant, Écrits littéraires (1800-1813), éd. M. Niemeyer, 1995, p.134)

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. « alléguer », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
    A universal etymology dictionary, 2008 → consulter cet ouvrage