FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1808) Dénominal de blague.

Verbe 1 Modifier

blaguer \bla.ɡe\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Dire des blagues.
    • — « Pourquoi te plains-tu ? » — disait tendrement un ami blagueur à un ami blagué. — « Il n’y a pas de quoi ! je blaguais ! Tu n’as donc pas compris que c’était là une plaisanterie ? » — (Jules Barbey d'Aurevilly, La Littérature du Tabac & La Blague en Littérature, Rumeur des Ages, La Rochelle, 1999, page 36)
  2. (Bretagne) (Occitanie) (Saint-Pierre-et-Miquelon)[1] Causer, bavarder.

TraductionsModifier

Verbe 2Modifier

blaguer \bla.ɡe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Se moquer de.
    • Quelques-uns, particulièrement solides quant au moral, en arrivent à blaguer leur mal, à le tourner en dérision. Ils semblent lui dire : « Tu ne m'auras pas… » Ce n'est pas une très mauvaise tactique de résistance. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 162)
    • Là-dessus, allons déjeuner, […]. Entre la poire et le fromage, nous blaguerons un peu les habitants de Rambervillers ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
    • Si on blaguait ses tics et ses manies de professeur, c'était avec une espèce de respect et de fierté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

  1. Patrice Brasseur et Jean-Paul Chauveau, Dictionnaire des régionalismes de Saint-Pierre et Miquelon, 1990, Tübingen, Niemeyer, page 100, ISBN 3-484-56005-3