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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Mot dérivé de grive avec le suffixe -eler : la grive étant réputée pour l’avidité avec laquelle elle ramasse sa nourriture et les pillages qu’elle commet dans les vignes.

Verbe Modifier

griveler \ɡʁiv.le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Vieilli) Faire quelques petits profits illicites dans un emploi, dans une charge.
    • Sénèque, avec sa philosophie sur le mépris et l’abandon des richesses, ne serait pas écouté à la bourse de Paris, comme il fut à Rome ; on le traiterait de fou ; et pourtant il n’était pas FOU , puisqu’il avait su griveler, à lui seul, cent-vingt millions ; […]. — (Charles Fourier, La Fausse Industrie morcelée répugnante et mensongère et l’antidote, l’industrie naturelle, combinée, attrayante, véridique donnant quadruple produit, Paris : Bossange père, 1836, vol. 2, p. 525)
  2. (Par extension) Partir d’un restaurant ou d’un café sans payer.
    • Saisissez bien Charlot transi, tout gris, l’estomac vide ; il est le pitre famélique regardant de la rue ceux qui, au restaurant, s’en mettent plein la lampe ; une vitre légère les sépare, et la loi (si la fantaisie lui venait à griveler). — (Henri Pichette, Rond-point, suivi de Joyce au participe futur, et de Pages pour Chaplin, Mercure de France, 1950, p. 77)

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier